La venue de l’équipe d’Ukraine est rendue possible par la générosité de la FFHandball qui finance le transport des joueuses et de quelques membres du staff. Au-delà du terrain sportif qui verra les Ukrainiennes disputer un match loin du terrible chaos causé par la Russie, le président fédéral, Philippe Bana, a mobilisé la famille du handball autour d’une collecte de fonds.
Plus que l’enjeu sportif, en quoi faire venir l’équipe d’Ukraine relevait d’une obligation morale ?
Plus que d’un devoir moral, nous avons seulement pensé à retrouver les handballeuses ukrainiennes. Lors du déclenchement de la guerre, nous avons pris peur aussi pour elles car nous n’avions pas de nouvelles. Nous avons finalement appris qu’une partie de l’équipe avait été recueillie en République tchèque puis j’ai fini par communiquer avec mon collègue vice-président Evgeny Petruchevksiy, sous les bombes avec sa famille, qui me donnait des nouvelles terribles et amicales tous les jours de Kiev, comme un bulletin de guerre. Nous avons convenu d’organiser ce match France – Ukraine, quoiqu’il arrive. Nous avons pris en charge le déplacement de l’équipe… On a simplement voulu être utile, entre handballeurs…
Comment est née la volonté d’aller plus loin en lançant une collecte de fonds à destination du peuple ukrainien, au travers de l’UNICEF ?
Nous avons cherché comment les aider, comment aider le hand et les handballeurs. Nous voulions surtout aider et participer au circuit humanitaire le plus urgent. Vincent Gérard nous a écrit dans le même sens afin de mener une action commune ensemble. Avec Bruno Martini et Nodjialem Myaro, on s’est simplement tapé dans la main. Voilà pourquoi, pour toutes ces raisons, nous lançons cet appel. L’UNICEF nous accompagne avec notre nouvelle fondation Hand’Solidaire ainsi que notre partenaire Hello Asso. Je tiens à le souligner, toute la famille handball s’est mobilisée : la LNH, la LFH, les partenaires sociaux, les clubs et les territoires.
Dans ce contexte dramatique, la famille du handball s’est unie. N’est-ce pas finalement l’une des vocations de la toute nouvelle fondation Hand’Solidaire que de rassembler toutes les forces vives au travers de projet à dimension humanitaire, sociale et éducative ?
Oui en effet et nous n’avons pas eu besoin de beaucoup parler pour décider de la mise en place de cette collecte de fonds. On s’est unis et on l’a fait. Au moment du lancement de la fondation avec Marie-George Buffet et toute l’équipe de Hand’Solidaire, on ne parlait que de s’occuper des autres, des causes sociales, d’Afrique, de santé, d’éco-responsabilité. Certes, nous sommes des fabricants de médailles mais le handball peut faire tellement de choses pour la société en plus des médailles…
Propos recueillis par Hubert Guériau
