Le sélectionneur de l’équipe de France a vu son équipe s’imposer aisément face à la Tunisie (43-18) vendredi en ouverture du Mondial IHF 2025. Sébastien Gardillou a pu tester des associations, notamment avec Léna Grandveau qui a débuté au poste de demi-centre.

T’attendais-tu à ce type de match ?

Je l’espérais. Je redoute toujours les entrées en compétition. Là, ça s’est très bien passé : on a creusé un écart conséquent, on a fait preuve de rigueur et de discipline. C’est exactement ce que je leur avais demandé, notamment par rapport à ce que j’avais vu contre le Japon. Je trouvais que c’était le moment de poser les choses.

À la fin de ce premier match contre la Tunisie, que retiens-tu ?
Nous sommes exactement là où je veux que l’équipe soit, en cohérence avec le plan que je déroule. J’ai pu travailler avec deux pivots – pas longtemps, mais un peu. J’ai pu jouer à 7 dans le grand espace. J’ai pu tester Léna à droite, Fatou à droite. Les choses se structurent. Ce qui m’intéresse, c’est de leur donner toutes les cartes pour qu’elles puissent varier, mélanger le jeu et distribuer.

Avant ce Mondial, tu avais indiqué vouloir confier, à certains moments, les clés à Léna Grandveau. C’est ce que tu as fait d’entrée de match…
Ça me semblait être le bon moment, notamment parce que l’association Léna–Sarah (Bouktit) fonctionne bien. J’avais envie de permettre à Sarah de débuter contre cette équipe, car elle avait toutes les qualités pour les mettre en difficulté. Il n’y a rien de mieux que Léna pour l’alimenter. Elle n’est pas la seule capable de le faire, mais c’était aussi une manière de la conforter et de lui permettre de s’exprimer dans un rôle qui est le sien au quotidien. Je l’ai également beaucoup responsabilisée sur la défense. Je vois des signes positifs dans ses comportements, dans ses intentions, et ça me ravit.