Pour leurs premiers pas dans le tour principal, les Bleues se sont imposées 29 à 17 face à l’Autriche ce jeudi. D’abord malmenées, les joueuses de Sébastien Gardillou ont su réagir et reprendre le fil du match. Le prochain rendez-vous sera ce samedi face à l’Argentine à 18h à l’Ahoy Arena de Rotterdam. Une rencontre à suivre sur beIN SPORTS.

Sept de départ : Hatadou Sako, Nina Dury, Orlane Kanor, Léna Grandveau, Tamara Horacek et Sarah Bouktit débutent ce premier match du tour principal. Fatou Karamoko (cheville) est ménagée et suivra le match en tribune avec Camille Depuiset et Méline Nocandy (entorse au pied, sortie da liste des 18 mais au contact du groupe).

Mi-temps contrastée mais en tête à la pause

Les Bleues entrent timidement dans leur match. Malgré une supériorité numérique, les coéquipières de Tamara Horacek concèdent plusieurs buts et butent sur une gardienne autrichienne en état de grâce.

Menées 1-5, elles doivent s’appuyer sur un temps mort de Sébastien Gardillou pour réajuster leur défense et retrouver de la précision en attaque. L’entrée de Clarisse Mairot se révèle décisive : elle transperce la défense pour inscrire le deuxième but tricolore avant que Horacek ne conclue sur une transition rapide. Pauletta Foppa, ramène les Bleues dans la course et permet d’égaliser à 6-6. Dans la foulée, Lucie Granier signe un troisième but, parfaitement servie en engagement rapide. Marie-Hélène Sajka s’illustre alors à longue distance pour remettre la France à hauteur, puis lui offrir l’avantage pour la première fois du match. Un arrêt déterminant de Floriane André, suivi d’un but de Léna Grandveau donnent de l’air aux Tricolores avant que Suzanne Wajoka n’enflamme la fin de mi-temps en contre-attaque. Au terme d’une deuxième partie de période renversante, les Bleues rejoignent finalement les vestiaires en tête (14 à 12).

Les Bleues déroulent tout en maitrise

Les Bleues démarrent parfaitement la seconde période avec une lucarne splendide de Clarisse Mairot, portant le score à 15-12 (33’). Dans la foulée, Pauletta Foppa intercepte un ballon précieux, permettant à Alicia Toublanc d’inscrire le 16ᵉ but français. Lilou Pintat, arrivée seulement ce matin aux Pays-Bas, fait son entrée en défense pour apporter de la fraîcheur à la base arrière. Sébastien Gardillou réinstalle ensuite le dispositif défensif en 1-5 avec Foppa en pointe. Un choix déjà payant en première période. Plus agressives, les Tricolores contrent efficacement les intentions autrichiennes et commencent à creuser l’écart 19-14 (41’). Face à une défense autrichienne de plus en plus friable et fortes de leur passage en 1-5 avec Orlane Kanor en pointe, afin de perturber les attaques adverses, les Bleues maîtrisent cette fin de match. Wajoka signe à nouveau sa spéciale en contre-attaque pour porter le score à 21-15 (46’). La France déroule ensuite, profitant de la fatigue et des imprécisions autrichiennes pour s’envoler à 25-16 (51’.) Une seconde période solide qui permet aux Bleues de décrocher leurs premiers points dans ce tour principal, avant d’affronter l’Argentine samedi à 18h.

Statistiques

France – Autriche : 29-17 (14-12).

Rotterdam (Pays-Bas), Ahoy, 2825 spectateurs.

Arbitres : Cristian Lemes et Mathias Sosa (URU).

France : 

Entraineur : Sébastien Gardillou.

Gardiennes : André (9 arrêts / 21 tirs), Sako (3 arrêts / 8 tirs dont 1/2 sur pen.).

Toublanc (3 buts / 4 tirs dont 1/1 sur pen.), Mairot (3/3), Dury (0/1), Sajka (3/6), Pintat, Kanor (2/9), Horacek (1/3), Jacques (0/1), Foppa (3/4), Granier (3/3), Ondono (3/4), Bouktit (3/5 dont 1/2 sur pen.), Grandveau (3/5), Wajoka (2/3).

Exclusions temporaires :  Mairot (11’), Ondono (30’), Pintat (41’, 56’), Dury (47’).

Autriche : 

Entraineur : Monique Tijsterman.

Gardiennes : Ivancok (10 arrêts / 33 tirs), Mamic (2 arrêts / 7 tirs dont 1/3 sur pen.).

Barnjak (0/1), Schlegel (3/8), Ginsthofer, Dramac (1/5), Kovacs, Ivancok-Soltic (5/10 dont 1/3 sur pen.), Spalt (1/1), Leitner (1/1), Sabatnig, Pandza (1/2), Scheiderbauer (0/2), Marksteiner, Stankovic (1/3), Egger (4/5).

Exclusions temporaires : Leitner (4’, 38’), Schlegel (26’), Barnjak (47’).

DÉCLARATIONS

Sébastien Gardillou : Contre la Pologne, on était rentrés dans la compétition. On sait que jouer des nations européennes, il faut élever son niveau d’exigence et de compétence. On a beaucoup raté en première période, un peu moins en deuxième, mais sur l’ensemble du match, un peu trop à mon goût. Les situations n’ont pas été suffisamment franches en première mi-temps. Donc l’idée, c’était de se reconcentrer collectivement et individuellement dans le duel. C’était un peu mieux en deuxième. J’ai particulièrement apprécié le dispositif 1-5, on a retrouvé de la mobilité, on les a perturbés. On a pris peu de buts en deuxième mi-temps, c’est l’essentiel. C’est ce que je regarde et ce que je vais retenir. J’avais envie que Floriane commence ce match. Tout simplement. Je trouve que c’est bien qu’elle commence de temps en temps. Ça n’a absolument rien à voir avec Hatadou. J’ai trois très bonnes gardiennes et j’ai une numéro un et j’ai des joueuses qui sont capables de commencer un match de championnat du monde comme elles le font à Brest, à Metz, à Gyor ou ailleurs. Je suis particulièrement satisfait de l’entrée de Floriane et peut-être que contre l’Argentine vous aurez d’autres surprises. Ce n’est pas particulièrement de l’agacement. On a bien travaillé la préparation de l’Autriche. Ça m’a un peu contrarié sur le fait que les joueuses qui ont été identifiées comme tireuses ont pu s’exprimer dès le début du match. Et ça, ça ne m’a pas convenu. En attaque, comme contre la Pologne, on cherche des relations au pivot sans créer un espace véritablement pour le pivot et je trouve que ce n’est pas respectueux. Donc j’ai dit ce que j’avais à dire et c’est important que je puisse m’exprimer à ce moment-là du match. Elles ont bien réagi donc c’est l’essentiel. J’aime bien la salle dans laquelle l’on a joué. Elle est un peu comme à Paris pour les Jeux. C’est l’aménagement d’une grande surface avec des tribunes pour faire une arène. C’est un peu sombre à certains endroits. Elles ont bien fait de ne pas trop jouer en contre-attaque pour trouver des repères. J’espère que contre l’Argentine on sera en capacité de développer notre jeu sur grand espace.

Hatadou Sako : Ça fait du bien. C’est vrai que je vois, j’entends, j’ai conscience que l’on n’a pas la Hatadou de d’habitude, mais je sais ce que je fais. Je sais où je vais et j’essaye de construire mon championnat du monde. C’est aussi une position que je n’ai pas l’habitude d’avoir. Il faut que je l’accepte. Mais je sais de quoi je suis capable. J’ai faim de performance. J’ai faim de gros matchs. Je vais tout faire pour que ça vienne petit à petit. Mais je ne doute pas. Je me suis mis peut-être un peu de pression. Je me suis dit d’arriver avec un peu de légèreté, faire ce que tu fais en club mais le contexte est totalement différent et je m’en suis rendu compte au troisième match. Je suis revenue avec de la légèreté, je travaille à la vidéo et avec ma défense pour trouver encore plus d’automatismes. J’ai envie d’assumer ce rôle. J’ai retrouvé le sourire et mon body-language de d’habitude. Finalement je n’ai plus envie de penser à ça. On peut commencer un match et ne pas le finir et inversement. Ça n’a plus de signification, je veux juste faire ce que j’ai à faire. Gagner le match et préparer le prochain.

Clarisse Mairot : On avait des solutions en attaque, mais on a lutté avec la gardienne de l’Autriche. On a eu pas mal d’échecs aux shoots et après on a réussi à monter les balles et à être plus tranchants sur nos duels et à trouver le but, donc c’était bien. Ça nous a permis de remonter au score. Après, on a été meilleurs en défense et petit à petit ça nous a permis de faire l’écart. Quand on commence à marquer, l’équipe est contente et ça nous dynamise pour pouvoir être meilleures en défense et ça nous rajoute quelque chose. Et après on continue pour essayer de remarquer. On a réussi à remettre de l’impact parce que l’on a été en difficulté en début de première. C’était une évidence. Donc c’est bien. J’étais content de mon but en pleine lucarne. C’est cool. On n’a pas eu le temps de regarder l’Argentine mais on sait que ça ne va pas lâcher. Ça va être un autre combat et on va s’y préparer.

LA LISTE

Gardiennes : Floriane ANDRÉ (Brest Bretagne Handball) – Camille DEPUISET (Brest Bretagne Handball) – Hatadou SAKO (Gyor Audi ETO KC)

Ailières gauches :  Nina DURY (JDA Bourgogne Dijon Handball) – Suzanne WAJOKA (Metz Handball)

Arrières gauches : Orlane KANOR (FTC Rail Cargo) – Clarisse MAIROT (Brest Bretagne Handball) – Méline NOCANDY (Brest Bretagne Handball)

Demi-centres : Léna GRANDVEAU (Metz Handball) – Tamara HORACEK (RK Krim, cap)

Pivots : Sarah BOUKTIT (Metz Handball) – Pauletta FOPPA (Brest Bretagne Handball) – Oriane ONDONO (Brest Bretagne Handball)

Arrières droites : Emma JACQUES (Esztergom Handball) – Fatou KARAMOKO (Stella Saint Maur) – Marie-Hélène SAJKA (OGC Nice Côte d’Azur Handball)

Ailières droites : Lucie GRANIER (Metz Handball) – Alicia TOUBLANC (Debrecen) 

LE STAFF

Sélectionneur : Sébastien GARDILLOU / Adjoints : David BURGUIN, Amandine LEYNAUD / Entraîneur : Franck PROUFF / Préparation physique : Clément LAMBERT / Médecin : Cindy CONORT / Kinésithérapeutes : Cesare COCUZZA, Julien KAMM, Stéphane ROBIN / Analyste vidéo : Lucile BRUXELLES / Psychologue : Pascal NIGGEL / Responsable administrative et logistique des équipes de France : Aurélie HARROUET / Intendant : Guillaume SIMON / DTN : Pascal BOURGEAIS / Chef de délégation : Rémy LÉVY

RÉSULTATS ET PROGRAMME DES BLEUES – MONDIAL IHF 2025

Tour préliminaire du 26 novembre au 2 décembre – Groupe F à ‘S-Hertogenbosch :
* Vendredi 28 novembre à 21h00 : France
– Tunisie : 43-18 (21-12)
* Dimanche 30 novembre à 18h00 : Chine – France : 21-47 (12-26)
* Mardi 2 décembre à 21h00 France – Pologne : 42-28 (18-17)

Tour principal du 4 au 8 décembre à Rotterdam / Groupe III

* Jeudi 4 décembre à 18h00 : France – Autriche : 29-17 (14-12)
* Samedi 6 décembre à 18h00 : Argentine – France (en direct sur beIN SPORTS)
* Lundi 8 décembre à 20h30 : France – Pays-Bas (en direct sur beIN SPORTS)

Les équipes classées 1ère et 2ème seront qualifiées pour les quarts de finale.

Tableau final du 9 au 14 décembre
         * Quarts de finale : 9 et 10 décembre

9/12 – Dortmund : 1er groupe IV – 2e du groupe II
9/12 – Dortmund : 1er groupe II – 2e du groupe IV
10/12 – Rotterdam : 1er groupe I – 2e du groupe III
10/12 – Rotterdam : 1er groupe III – 2e du groupe I
         * Demi-finales : 12 décembre à Rotterdam
         * Places 3-4 et finale : 14 décembre à Rotterdam