Après les Mondiaux IHF 2023 et 2025 et l’EHF EURO 2024, Charles Bolzinger dispute sa déjà sa cinquième compétition majeure avec l’équipe de France. Il évoque la pression inhérente à ce poste si particulier de gardien de but de handball.

Vous allez affronter la Norvège, dans un contexte particulier, avec le public derrière eux. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Ça va être un super moment. Jouer un pays hôte, dans une salle pleine, avec un public qui pousse fort son équipe, c’est toujours très intéressant. Ce genre de match te met face à la réalité : on va vraiment voir où on en est. Ce sera un gros match, intense, avec beaucoup d’émotions, bonnes ou mauvaises. Et c’est justement ça qui est important pour nous : se jauger, voir comment on réagit dans ce contexte-là, émotionnellement et sportivement, par rapport à ce tournoi.

Est-ce qu’on peut vraiment faire abstraction du contexte dans ce genre de match ?
Je pense qu’il faut d’abord l’accueillir et l’accepter. Ensuite, pour ma part, quand je suis dans le but, je suis meilleur quand je suis centré sur des choses très concrètes : le placement, la lecture du jeu, tout ce qui me permet de performer. Le bruit, l’ambiance, on ne peut pas les ignorer totalement, mais il faut réussir à rester maître de soi, concentré sur sa mission.


Est-ce que la pression diminue quand on enchaîne les compétitions avec l’équipe de France ?

Je ne sais pas si c’est vraiment une question de pression. Mon parcours s’est fait par étapes, parfois plus lentement que je l’aurais voulu. J’ai connu des compétitions entières dans les tribunes, puis des entrées et sorties, avant de commencer une compétition comme titulaire. Avec le recul, c’était sans doute le chemin que je devais emprunter. Aujourd’hui, je me sens bien quand je rentre sur le terrain. Et ce genre de match, dans des salles pleines, avec un vrai enjeu, il faut les jouer pour comprendre comment on réagit.
Avec l’équipe de France, la pression est différente, l’enjeu est différent, mais ce sont des choses qu’il faut apprendre à digérer. Ça fait partie de mon évolution personnelle et de celle du groupe.