Pour la septième fois de suite, la Ligue Grand Est et la ville de Saint-Dié-des-Vosges accueilleront les finalités des Interligues masculins, du 28 au 30 avril prochains. Alors que quinze équipes en découdront pour prendre la suite de l’Île-de-France au palmarès, les techniciens fédéraux seront présents pour dénicher les pépites des générations 2010, 2011 et 2012.
Sept ans que les Interligues masculins retournent à Saint-Dié-des-Vosges, pour ce qui est devenu un grand classique de la saison du handball français. Sept ans que les meilleurs joueurs âgés de quinze ans se retrouvent pour en découdre pendant trois jours, sous les yeux techniciens fédéraux venus chercher les pépites de demain. « La structure fait que c’est plus simple pour les techniciens de voir beaucoup de matchs, avec deux terrains adjacents. Tous les hébergements sont à moins de trente minutes de route du site de compétition, et nos bénévoles ont désormais l’expérience de l’événement », énumère Eric Villemin, le grand organisateur au sein du club local. Ce sont quinze équipes, deux-cent quarante joueurs, huit binômes de jeunes arbitres, quatre-cent personnes au total qui vont se retrouver au coeur des Vosges pendant trois jours. « Le club a une tradition d’organiser des événements, nous avons reçu des finales de Coupe de France en 1994 et 1998, le Tournoi des 4 Nations, des matchs des équipes de France jeunes…Organiser, on adore ça ici », sourit celui est à la tête de l’organisation de l’événement depuis son arrivée dans les Vosges, en 2019.
Les retours sont tout aussi positifs du côté de Jacky Bertholet, le responsable du Parcours de Performance Fédéral (PPF) masculin à la FFHandball : « Le site est parfait, il y a un vrai enthousiasme pour la compétition, avec un public qui vient en nombre. En plus, pour nous techniciens, le partenaire vidéo fait un travail de grande qualité, ce qui est très utile pour nous. » Car, faut-il encore le rappeler, les Interligues sont un moment incontournable dans la filière de détection des jeunes joueurs. Placés dans la progression des jeunes pousses après les Trophées Michel Barbot et avant les Interpôles, c’est un moment d’observation privilégié, révélateur car joué dans un cadre compétitif. « Nous voyons arriver aux Interligues des joueurs intéressants, pour certains que nous avions déjà repéré aux Trophées Michel Barbot, mais pour d’autres qu’on ne connait pas. Ceuxx que nous découvrons ont, parfois, une maturité handballistique plus tardive », continue Jacky Bertholet, pour qui ce processus n’a rien de surprenant : « Penser qu’un talent rentre dans un couloir, va cocher toutes les cases dans les compétitions de détection, c’est utopique. C’est pour ça qu’il est important d’avoir une répétition de moments de repérage. Plus on va voir un joueur dans des conditions différentes, plus on va être capable de bien le cerner. »

C’est d’ailleurs dans ce cadre que la ligue Grand Est organise un rassemblement de techniciens autour des sélectionneurs nationaux Guillaume Joli et Michaël Guigou, alors que Vincent Gérard et Guillaume Gille sont également attendus dans les Vosges.« Ce stage va permettre de développer et d’unifier nos méthodes et nos capacités afin d’avoir une meilleure détection du jeune joueur », décrit le responsable du PPF, pour qui le lien quotidien avec les jeunes joueurs et leurs encadrants dans leurs pôles respectifs est un axe d’amélioration. « Les Interligues sont un moment fort, mais le lien est encore à épaissir. Nous faisons désormais un retour aux entraineurs de pôles après, par exemple, les stages nationaux, mais nous devons encore densifier la relation. » Cette année, à Saint-Dié-des-Vosges, c’est la génération 2011 qui sera en lumière. Les jeunes joueurs de la génération 2012 les plus prospectifs pourront également prendre part aux Interligues, mais de façon non imposée, contrairement à ce qui a pu être mis en place par le PPF au moment des Interpôles.
Ce sont donc quinze équipes qui vont en découdre pour prendre la suite de l’Île-de-France, lauréate des Interligues en 2023 et 2025. A Saint-Dié-des-Vosges, on attend une grosse effervescence, sur le terrain mais aussi dans toute la ville. « C’est bénéfique pour tout le monde ici », sourit Eric Villemin. « Nous n’avons que des retours positifs et, pour le club local, il y a un petit intérêt à organiser ces Interligues. Les bénéfices nous permettent de financer des stages pour nos équipes de jeunes, le plus souvent à l’étranger. » C’est donc coup double pour les organisateurs, qui ne vont pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’ils ont déjà l’assurance d’organiser les Interligues en 2027. « C’est toujours un plaisir d’y retourner, car nous pouvons travailler dans de bonnes conditions dans une atmosphère conviviale. Que ce soit pour les joueurs, les jeunes arbitres ou les spectateurs, le produit proposé est de grande qualité, dans un cadre verdoyant », termine Jacky Bertholet.
Les poules :
Poule 1 : Grand Est, Normandie, Nouvelle-Calédonie
Poule 2 : Région Sud-Corse, Nouvelle-Aquitaine, Île-de-France 2, Bretagne
Poule 3 : Occitanie, Île-de-France 1, Centre-Val de Loire, Pays-de-la-Loire
Poule 4 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France, Océan Indien
Tous les matchs seront diffusés sur la page YouTube de la Ligue du Grand-Est, à retrouver ici.
Palmarès : 2025 : Île-de-France ; 2024 : Bretagne ; 2023 : Île-de-France ; 2022 : Centre-Val-de-Loire