Le club du Loir-et-Cher a mis en place plusieurs programmes afin de répondre à des besoins sociaux insuffisamment couverts. Le HandFit favorise notamment le bien-être global des enseignants du primaire et de la maternelle.
Elle a la maturité de ses 70 printemps et la vitalité de la jouvence puisque 85% des licenciés de l’US Vendôme Handball sont des jeunes. En effet, l’histoire du club est à la fois enracinée dans le territoire et en perpétuel mouvement, portée par des dirigeants qui fourmillent d’idées. Dans tout le Loir-et-Cher et au-delà, l’USVH est ainsi un exemple en matière d’ouverture et d’inclusion, un acteur, aussi, de l’innovation sociale. L’USVH est multi-labellisée et ces récompenses sont le reflet d’un club vivant, engagé, ouvert et ambitieux.
De tous les biais activés, le HandFit est peut-être celui qui raconte le mieux le tempérament de l’USVH. La création de séances HandFit au cœur du quartier prioritaire de la ville réservées aux femmes afin de lutter contre l’isolement et retrouver la confiance en soi fut un premier exemple de l’audace des dirigeants. Le projet au sein des établissements scolaires marque une étape supplémentaire.
Tout est parti d’un constat, celui sur le mal-être enseignant. Le baromètre du bien-être au travail du ministère de l’Éducation Nationale montre qu’un enseignant sur deux souffre d’un sentiment d’épuisement professionnel élevé, alors que plusieurs études pointent des facteurs de stress récurrents. Les conséquences sur la qualité de l’enseignement, mais également sur le moral et la santé sont flagrantes, et l’idée de l’USVH consiste donc à utiliser le HandFit contre ce mal-être. « La question, résume Lucie Girodon, coach handfit sport-santé diplômée, est la suivante : Comment la mise en place d’une activité physique régulière au sein des établissements scolaires peut-elle contribuer à améliorer le bien-être des enseignants et par ricochet celui des élèves, réduire les risques psychosociaux et prévenir l’épuisement professionnel dans un contexte de mal-être croissant ? »
Le HandFit est la réponse. Le club a instauré une pratique régulière durant la pause méridienne pour les enseignants du primaire et de la maternelle afin de favoriser leur bien-être global et renforcer la cohésion d’équipe. Le projet repose sur l’intégration d’une séance hebdomadaire dans l’enceinte de leur établissement ou au gymnase. Cette activité physique douce, accessible à tous les niveaux, vise à répondre aux enjeux de santé mentale et physique identifiés dans les études sur le mal-être enseignant.
Le projet est conçu pour générer un impact social mesurable pour les enseignants, évidemment, pour les élèves également, et d’une façon plus générale pour les établissements scolaires. La collaboration avec l’UFR STAPS d’Orléans permet d’ancrer le projet dans une démarche scientifique rigoureuse.
Concrètement, les services municipaux et les élus en charge de la vie scolaire ont validé ce projet en octobre et novembre derniers. En décembre, des séances de découverte auprès des enseignants et des personnels éducatifs ont été proposées. Depuis le mois de janvier, le projet est mis en œuvre, et le laboratoire de recherche recueille les premières données. Elles seront analysées à partir du mois de juillet. Le budget d’une saison avoisine les 20 000 euros et le club attend les retours de demandes d’aides, mais la confiance reste de mise. « Dès le démarrage, se réjouit Lucie Girodon, l’adhésion a été totale de la part de la cinquantaine d’enseignants concernés. L’ambiance, la cohésion d’équipe, la nature même de l’activité avec différents niveaux d’exigence, du plus sédentaire au plus sportif, voilà tout ce qu’ils ont aimé. Ce projet nous tient évidemment à cœur, et nous aimerions qu’il perdure. »