A Ismaning, au nord de Munich, les Bleues vont se confronter à l’Allemagne et l’Argentine, l’occasion pour Mathilde Amelot de retrouver toutes ses sensations.
Elle aurait pu se préparer à s’envoler pour la Chine où se déroulera la 25e édition des championnats du monde U20 du 24 juin au 5 juillet. L’an passé, Mathilde Amelot était en effet l’une des meneuses de jeu des Bleues des U19 à l’Euro au Monténégro, et elle figure naturellement parmi les trente-cinq joueuses retenues par Eric Baradat pour préparer cette échéance. « Mais j’ai privilégié des demi-centres au profil légèrement différent, souligne le sélectionneur, plus à même de gérer le jeu que nous souhaitons mettre en place. »
La joueuse de Chambray fait donc son retour sur ce sable qu’elle n’a plus foulé depuis le mois de juin 2024. A Plock, elle n’a pas tardé à retrouver ses marques, et ces prochaines confrontations avec l’Allemagne et l’Argentine, finalistes du dernier Mondial, suffisent à aiguiser son appétit. « J’ai vite retrouvé le rythme et mes sensations, sourit-elle, même si je n’ai pas beaucoup pratiqué depuis deux ans. »
Mathilde Amelot adore le Beach depuis qu’elle l’a découvert à seize ans à peine. Ses qualités sont sans doute adaptées, même si elle a démontré cette saison qu’elle pouvait tenir un vrai rôle en LBE. Elle a débuté en octobre 2025 face au Havre, le surlendemain de ses 18 ans, mais c’est au Printemps dernier qu’elle a surtout su saisir la chance offerte par Camille Conte, à Metz par exemple (4 buts). « J’ai le sentiment d’avoir évolué dans mon jeu, dit-elle, j’ai un peu plus confiance, et cette confiance me permet d’oser certaines choses. »
Oser. Un verbe qu’elle affectionne particulièrement. « Mathilde est très joueuse, détaille Marion Limal, elle ressent les choses. Je ne l’utilise qu’en défense où sa mobilité, sa générosité, sa capacité à dissuader nous intéressent vraiment. Et puis elle est parfaitement déterminée, et son enthousiasme nous plaît beaucoup également. »
Formée à Angers Lac de Maine, passée par Saint-Sébastien-sur-Loire et le Pôle Espoirs des Pays de la Loire, Mathilde Amelot a toujours rêvé d’enfiler la tunique de l’équipe de France. Mais alors, préfère-t-elle celle de l’indoor ou du Beach ? « La fameuse question, rigole-t-elle. J’aime les deux. Il ne s’agit absolument pas du même sport en fait. Les approches sont même bien différentes. Je n’ai pas envie de choisir en vérité. Mais dans mon jeu, il y a cette notion de piège, de faire croire quelque chose à l’attaquante et d’être là où elle ne m’attend pas. Au Beach, c’est un peu comme un n°3 en position avancée sur une défense haute. Il y a plus de liberté. Et j’aime cette liberté-là. »
LE PROGRAMME – France a FÉMININE
18 au 22 juin 2026 : Stage à Munich (Allemagne)
5 au 7 juillet 2026 : Stage à la Maison du handball à Créteil
7 au 13 juillet 2026 : Qualifications EHF EURO 2027 à Zagreb (Croatie)
LE GROUPE POUR MUNICH
GARDIENNES : Hélène Falcon (Stade Pessac UCH) ; Tifenn Le Cloarec (Octeville-sur-Mer). DÉFENSEURES : Amel Belgroun-Camilleri (HB Etoile Beauvallon) ; Camille Joseph (Bouillargues Handball Nîmes Méditerranée). AILIÈRE/DÉFENSEURE : Mathilde Amelot (Chambray Touraine Handball). PIVOT/DÉFENSEURE : Emma Viogne (Bègles). SPÉCIALISTE/AILIÈRE : Aouen Follet (Bergerac). SPÉCIALISTE/DÉFENSEURE : Maëlle Caillaud (Celles-sur-Belle Mellois en Poitou). AILIÈRES : Amel Dury (Dijon) ; Manea Gassiolle (Toulon Métropole Var Handball). AILIÈRE DROITE : Dorothée Blaise (Dijon). AILIÈRE GAUCHE : Lou Broca (Mios). ATTAQUANTE : Taïs Vigouroux (Besançon). PIVOT : Loélie Blot-Mercuri (Mérignac Handball).
Remplaçantes : Kenfack Kajio (CJF Fleury-les-Aubrais) ; Léa Legros (Côte Basque Handball).
LE STAFF – france a FÉMININE
Sélectionneuse : Myriame Saïd-Mohamed. Entraîneure : Marion Limal. Entraîneur des gardiennes : Vincent Morisset. Analyste vidéo : Virignie Lamant. Médecin : Gérard Juin. Kinésithérapeute : Annick Le Naour.