Pour sa première participation à un Mondial, l’équipe de France de Paul Mourioux a soigné son entrée. Au compteur : deux victoires face à l’Australie et l’Oman. Les Bleus n’auront essuyé qu’une seule défaite face aux doubles-champions en titre, les Croates. Ils découvriront dès demain le tour principal de la compétition. Rencontres à suivre en direct sur HandballTV.
Mercredi 24 juin, 13h00 : Croatie – France – 2-0 (22/20 ; 29/23)
Il n’y a pas eu de miracle sur le central de Jarun où les Bleus ont logiquement subi la loi des tenants du titre, et doivent donc se contenter de la deuxième place de ce groupe D. Très vite malmenés par des Croates bien plus en jambes que la veille, en échec face à Luka Bakovic avec notamment trois penalties loupés, ils ont payé au prix fort chaque approximation, chaque hésitation, même s’ils sont revenus à hauteur (18-18) dans le sillage d’un Paco Nichelatti impeccable sur son aile. Mais ils ont malheureusement perdu le ballon qui aurait pu leur permettre d’aller au golden score dans la première manche.
Le scénario s’est finalement reproduit dans un deuxième set lui aussi marqué par une trop grande fébrilité. A 23-26, ils ont pourtant eu l’occasion de revenir à un but, mais ils ont malheureusement pêché par précipitation. « C’était notre véritable premier gros match dans cette compétition, soupire Paul Mourioux, et la Croatie a su élever son niveau de jeu par rapport à la première journée. De notre côté, nous avons eu quelques performances individuelles légèrement en deçà, nous avons eu du mal au début du premier set, et nous avons couru après le score sans parvenir à inverser la tendance. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter, bien au contraire. »
Qualifiés pour le tour principal qu’ils aborderont donc avec deux points, les Bleus devront néanmoins élever leur niveau de jeu face à l’Argentine, l’Allemagne et le Brésil, qu’ils affronteront dans cet ordre jeudi puis vendredi. « On peut garder l’ambition que l’on a, assure d’ailleurs l’entraîneur, à condition de ne pas répéter les mêmes erreurs. La page est blanche, on a tout à écrire, mais on a les moyens d’aller titiller ces équipes et prétendre aux quarts de finale. » Pour y prétendre, les Bleus devront laisser deux équipes derrière eux, et un succès sur l’Argentine, pour l’ouverture du tour principal, serait de très bon augure. Après ces trois premières rencontres, ils savent, en tout cas, l’exigence d’un Championnat du monde, et les ingrédients à mélanger pour exister.
Mardi 23 juin, 21h00 : France – Oman – 2-0 (20/18 ; 23/18)
Les Bleus ont achevé leur première journée à Zagreb sur un second succès, bien plus laborieux que le précédent, mais plus probant également, enlevé avec une vraie force de caractère. Comme face à l’Australie, c’est Lucas Pégurier-Boiron qui a été l’homme du match en détournant, dans le premier set, la tentative d’Alyazen Albusaidi, totalement démarqué à six mètres, alors qu’Oman n’était mené que de deux points (20-18). Le gardien tricolore a récidivé à vingt secondes du terme de cette partie, à nouveau face au massif pivot d’Oman, d’une parade réflexe extraordinaire. Il a ainsi évité aux Bleus de se compliquer la tâche lors d’une hypothétique séance de shoutouts. « Je suis évidemment très content, sourit Lucas Pégurier-Boiron, mais c’est l’équipe qui est allée chercher cette victoire, pas seulement moi. Notre groupe est très complet, et on doit maintenant enchainer. »
Les hommes de Paul Mourioux auraient pourtant dû se mettre à l’abri plus tôt, dans le premier set notamment, puisqu’ils ont disposé de deux ballons de +10 que Paco Nichelatti n’a malheureusement pas converti. Ils ont également eu entre leurs mains la balle de +8 à deux minutes de la délivrance, mais la tentative de kung-fu a avorté. « Ça n’a pas été un match facile, admet l’entraîneur. Un match très engagé qu’Oman n’a jamais lâché. C’était important de confirmer les progrès constatés ce matin. Les joueurs sont restés concentrés, ils ont affiché un mental approprié à ce type de rendez-vous. »
Avec ces deux succès, les Bleus sont d’ores et déjà assurés de disputer le tour principal. Ils seront opposés ce mardi à la Croatie, tenante du titre, et devront forcément hisser leur niveau de jeu pour espérer tenir un rôle dans cette partie. « On va ajuster certaines choses, promet Paul Mourioux. Il y avait une envie de très bien faire en début de match qui nous a pénalisée dans l’efficacité, mais je suis persuadé qu’on va y remédier. Ce match est un vrai test pour notre groupe, pour savoir où il se situe vraiment. J’espère que l’on pourra montrer que l’on est là, même si la Croatie à domicile sera très difficile à manier. »
Mardi 23 juin, 13h00 : France – Australie – 2-0 (24/14 ; 23/19)
C’est une façon originale de célébrer son vingt-cinquième anniversaire. Lucas Pégurier-Boiron, le seul gardien retenu par Paul Mourioux pour ce premier championnat du monde, bien aidé par son bloc défensif, a multiplié les arrêts face aux attaquants australiens, dans le premier set notamment (7 à 50% de réussite), et a largement contribué à ce baptême historique. Dans son sillage, les Bleus ont effectivement empoché un premier succès sur le sable de Jarun, qu’ils tâcheront de confirmer ce soir (21 heures) face à Oman, ticket pour le tour principal en point de mire. « C’est une entrée en matière réussie, souligne l’entraîneur, parce que c’est toujours délicat de démarrer une compétition avec l’excitation, l’impatience. Je suis soulagé, même si nous avons commis quelques erreurs au cours du second set qui ne nous ont pas permis de creuser un écart plus conséquent. Mais le rythme était intéressant, et on a montré que physiquement, on était bien, avec la bonne énergie, et on a surtout respecté le projet de jeu, ce qui nous rend optimiste pour la suite. »
Ils ont bien sûr affiché un peu de fébrilité dès l’entame, menés 0-4 avant de se lâcher enfin (12-4, 6e) et de construire leur match dans le sillage de l’impeccable Axel Deschamps et d’un Baptiste Dubois auteur de 16 des 47 points bleus. Mais ils ont été contrariés dans le deuxième set, jusqu’à une double accélération fatale de leur spécialiste Baptiste Dubois (16-10, 17e). Ils vont donc devoir régler la mire face à Oman, héroïque face au tenant du titre, seulement battu de trois et quatre poins (12-15, 16-20) au cours de deux sets accrochés. « Il va falloir être plus précis, confirme Paul Mourioux, et voir comment chacun des acteurs va récupérer. Mais nos joueurs sont prêts à jouer avec cette chaleur, et à mettre tout ce qu’il faut pour viser le tour principal. »
LE PROGRAMME – France a masculine
Tour préliminaire
Mardi 23 juin
13 heures : France – Australie : 2-0 ( 24/14 ; 23/19)
21 heures : France – Oman : 2-0 (20-18 ; 23-18)
Mercredi 24 juin
13 heures : Croatie – France : 2-0 (22-20 ; 29-23)
Tour principal
Jeudi 25 juin :
12h00 : Argentine – France
20h00 : France – Allemagne
Vendredi 26 juin
12h00 : France – Brésil
Quarts de finale, demi-finales et matches de classement
27 juin
Finale, et match pour la troisième place
28 juin
LE GROUPE – France a masculine
GARDIENS : Lucas Pégurier-Boiron (GFCA Handball). SPÉCIALISTES : Baptiste Dubois (Montpellier Handball); Marius Inocencio (Union Sud Mayenne/Lacanau Ocehand); Horace Quintin (CS Vésulien Haute-Saône). AILIERS DROITS : Lawrence Akakpo (Vitrolles Handball); Paco Nichelatti (GFCA Handball). PIVOTS : Axel Deschamps (GFC Ajaccio Handball) ; Corentin Oudard (Andernos Handball Nord Bassin/Lacanau Ocehand). DÉFENSEURS : Benjamin Gallego (USAM Nîmes Gard/Lacanau Ocehand); Alexis Gilme (Courbevoie Handball).
LE STAFF – france a masculine
Sélectionneur : Patrick Teyssier. Entraîneur : Paul Mourioux. Entraîneur des gardiens : Daouda Karaboué. Analystes Vidéo/logistique : Thomas Brunel. Préparatrice physique : Solène Tossut. Médecin : Dominique Savelli. Kinésithérapeute : Franck Lagniaux. Chef de délégation : Nicolas Marais. CTN Beach Handball : Eric Quintin.