Le Service Civique constitue une véritable opportunité pour les jeunes de s’engager au service de l’intérêt général, de découvrir le fonctionnement d’une structure sportive et de développer de nouvelles compétences. Pour les clubs, les Comités et les Ligues, il représente également un levier pour accompagner et développer de nouveaux projets au bénéfice des pratiquants et des territoires. Cette année, 570 postes sont fléchés pour le handball.
Un engagement au service de l’intérêt général
Le Service Civique permet aux jeunes de s’engager volontairement dans une mission d’intérêt général (24h par semaine sur une période de 6 à 10 mois et rémunérée : 620 € par mois). Sans condition de diplôme ni de compétences spécifiques, il offre ainsi aux jeunes âgés de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap), l’occasion de vivre une expérience concrète tout en contribuant à un projet utile à la société.
Comment trouver une mission de service civique ? « Très souvent, les jeunes qui postulent sont des handballeurs qui connaissent déjà le dispositif, explique Betty Rollet, membre du conseil d’administration de la FFHandball. Le site de l’Agence du Service Civique dispose d’une bourse de postes de volontaires. Chaque structure qui recherche un jeune doit déposer son offre de service civique sur le site de l’Agence. Le jeune peut ensuite consulter les offres et postuler directement sur cette plateforme. Notre objectif est d’essayer de faire en sorte que le plus grand nombre de clubs de handball puisse intégrer l’agrément fédéral. Nous avons notamment digitalisé le dossier auprès des ligues, ce qui facilite la gestion au quotidien. »
« Le service civique s’adresse notamment à des jeunes qui souhaitent s’investir dans le monde associatif et bénévole. Cela peut être particulièrement intéressant pour des jeunes parfois en décrochage scolaire, afin de les aider à retrouver un rythme, des règles, une vie sociale et des projets, rappelle Betty Rollet. L’idée est aussi de leur permettre de découvrir de nouveaux métiers, de trouver leur voie, d’élargir leur cercle de connaissances et, éventuellement, de faciliter leur accès à l’emploi. Il y a donc une dimension sociale importante, mais le service civique sert également à aider les associations à mener à bien leurs projets. En revanche, un service civique ne doit pas remplacer un rôle essentiel de bénévole. La présence ou l’absence du jeune ne doit pas mettre en péril le fonctionnement de l’association. »
Une mission bien identifiée et le rôle du tuteur
Le service civique repose sur un principe essentiel : le volontaire intervient en complément de l’action des salariés, stagiaires et bénévoles, et ne s’y substitue pas. Il ne s’agit donc ni d’un emploi, ni d’un stage. Le volontaire ne doit pas être placé en responsabilité complète d’un groupe et ne doit pas réaliser des tâches essentielles au fonctionnement quotidien de la structure, comme la comptabilité, le secrétariat courant ou le nettoyage. L’objectif est avant tout de permettre au jeune d’expérimenter, d’initier ou de développer des projets d’intérêt général, tout en renforçant la qualité des actions proposées par la structure : développement des nouvelles pratiques, de la pratique féminine, accompagnement de publics éloignés de la pratique, sensibilisation aux valeurs citoyennes, lutte contre les incivilités et les discriminations, développement de projets dans les quartiers ou encore sensibilisation à la santé et à l’environnement. Le jeune est placé sous la responsabilité d’un tuteur. « La FFHandball est très attachée à la formation des tuteurs. Nous cherchons à proposer des formations le week-end ou à distance pour les tuteurs, précise Betty Rollet. On essaie vraiment de faire progresser le dispositif, notamment avec Diane Gallet qui est salariée à la performance sociale en liaison avec les référents du service civique dans les Territoires. »

Une expérience concrète : le témoignage de Marius Jury
Le témoignage de Marius Jury, 19 ans, illustre bien cette diversité. Étudiant en histoire de l’art, archéologie et anthropologie, Marius a effectué son service civique au Comité départemental de handball de l’Essonne. « Cela m’a d’abord permis de découvrir un peu le monde du sport, et plus particulièrement celui du handball, autrement qu’à travers les entraînements que je fais en dehors. » Au cours de sa mission, Marius a notamment découvert la gestion et la mise en œuvre de projets. « J’ai appris à monter des projets, j’ai découvert comment fonctionnait une séance et comment on les organisait. » Parmi les projets auxquels il a contribué, il cite notamment le colloque consacré aux incivilités, organisé avec les autres comités sportifs du département de l’Essonne. Une initiative destinée à réfléchir collectivement aux solutions permettant de lutter contre ces comportements dans le sport. Cette expérience lui a également permis de développer des compétences qui pourront lui être utiles bien au-delà de sa mission. « On apprend à développer pas mal de nouvelles compétences, ce qui peut être très valorisant pour la suite, que ce soit dans notre vie, dans nos études, ou même plus tard dans le monde professionnel. » Au-delà des compétences acquises, Marius Jury retient surtout la dimension humaine de son expérience. « Le service civique, c’est avant tout une aventure humaine. » Pour lui, l’intérêt du dispositif réside également dans la possibilité de s’engager dans un domaine qui a du sens. Une expérience qu’il résume finalement en trois mots : « Varié, humain et sportif. »