Pour la troisième fois de la saison, Montpellier, champion de France historique du championnat de France, affrontait son successeur au titre pour la saison 2012/2013 en la personne du PSG Handball. Après une victoire et un nul à la faveur des joueurs de la capitale, tous les ingrédients étaient réunis pour que cette ultime finale de la Coupe de France à Bercy offre un spectacle exceptionnel. Et c’est tambour battant que les deux formations entament les échanges devant un public plus majoritairement acquis à la cause des Parisiens. Ce sont pourtant les Héraultais qui prennent plus rapidement le rythme – et le pas – sur leur adversaire. Les « Paris, Paris ! » montent des tribunes du Palais des Sports de Bercy et les hommes de Philippe Gardent restent au contact et reviennent même à hauteur après un festival signé Luc Abalo (9-9 ; 16ème). Sous l’impulsion du Tunisien Wissem Hmam, les Héraultais reprennent le large face à des Parisiens qui pèchent en défense (13-10 ; 22ème). Un arrêt de Sierra, le portier espagnol de la capitale, ne suffit pas à remettre le PSG Handball sur de bons rails. Bien en place, Montpellier insiste sur le jeu placé et profite des trop nombreuses supériorités numériques qui lui sont proposées (15-12 ; 26ème). Ajoutez à cela un Mickaël Robin des grands soirs dans sa zone de solitude, et le crédit en faveur de Montpellier à la pause n’en est alors que plus logique (19-13).
Montpellier en apesanteur
Il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Si Michaël Robin, toujours aussi présent dans ses six mètres, et Montpellier maintiennent la cadence, Luc Abalo et le PSG Handball accélèrent à leur tour. Les hommes de la capitale reviennent à trois buts après cinq premières minutes de jeu en seconde mi-temps (17-20). La sortie sur blessure d’Ibrahim Diaw déstabilise quelque peu les Parisiens qui voient de nouveau leur adversaire prendre le large au tableau d’affichage. Mais un but de Samuel Honrubia et un arrêt de Sierra laissent tous les scénarios envisageables (22-19 ; 40ème). Un retour en grâce de courte durée pour le PSG. Une défense de fer imposée par les Héraultais et des montées de balle rondement menées permettent aux joueurs du Languedoc d’infliger un douloureux quatre à zéro à Didier Dinart et sa bande (26-19 ; 44ème). Sonnés, les Parisiens tentent de réagir à l’orgueil. Mais à chacun de leur sursaut, la réplique est immédiate. Et implacable. Mikkel Hansen a beau tout faire pour remettre le navire à flots, Gajic offre aux héraultais neuf longueurs d’avance à l’amorce des dix dernières minutes de la partie. Dix dernières minutes aux allures de démonstration pour Montpellier. Monstrueux de puissance, de maitrise et de solidité. La troupe de Patrice Canayer empoche l’édition 2013 de la Coupe de France et confirme – surtout – qu’il ne faudra pas l’oublier de si tôt.
William ACCAMBRAY (Montpellier) :
« J’aurais vraiment eu en travers de la gorge de finir sur une saison blanche. Depuis que je joue avec Montpellier, on a toujours au moins ramené un titre. On voulait tous la même chose et je crois que ce soir, c’est le collectif qui s’est imposé en y mettant tout au long de la partie une très belle intensité. Ce titre là restera gravé. »
Mickaël Robin (Montpellier) :
« On a tellement souffert cette année… Et cette souffrance on l’a transformée pour gagner ce match-là. C’était une finale de rêve et on voulait la gagner. Je crois sans aucune prétention pouvoir dire que l’on mérite ce trophée. »
Luc ABALO (PSG Handball) :
« Je suis évidemment déçu… Après, il faut apprendre à perdre et comprendre ce qui n’a pas fonctionné ce soir. O a eu une très grosse équipe face à nous. Mais on le savait. Ca a été dur de gagner le championnat. Montpellier a sans doute profité d’une plus grande expérience que nous. »
Coupe de France – Finale nationale masculine
MONTPELLIER / PARIS HANDBALL : 35-28 (19-13)
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