L’alchimie opère bien sur le flanc droit de l’équipe de France. Pauline Coatanea (25 ans) fait équipe avec une jeune championne du monde, Laura Flippes (24 ans le 13 décembre). Sur et en dehors du terrain. « Je peux m’appuyer actuellement sur Laura Flippes et sur Pauline Coatanea qui sont efficaces en Ligue des Champions », indiquait mardi passé Olivier Krumbholz au moment de justifier une sélection sans Amanda Kolczynski et Blandine Dancette. « C’est vrai que pour Laura à Metz et pour moi à Brest, cela se passe bien en LFH et en Ligue des champions. En équipe de France, on se soutient mutuellement et on se motive », abonde Pauline Coatanea qui passera le cap des 10 sélections ce week-end à Oslo (9 sélections, 5 buts). Une complicité qui n’est pas de façade. « On s’entend très bien. Nous partageons la même chambre. » Des liens plus simples à nouer pour ce duo qui officiera très certainement pendant l’Euro. « Laura possède plus d’expérience que moi, il faudra que je sois à son relai. Nous étions parfois jusqu’à quatre lors des stages précédents et ce n’était pas évident. Mais la concurrence a toujours été saine. » Titulaire d’une licence en chimie, la jeune femme voit son avenir en bleu s’éclairer et elle n’est pas dépourvue de projets. « J’ai effectué un stage dans le domaine de la formulation cosmétique. Je suis Bretonne et ce qui touche aux cosmétiques marins m’intéresse. J’aimerais y revenir plus tard. »
Meilleure ailière droite de LFH la saison passée, Pauline Coatanea traverse une période faste dans sa jeune carrière. Formée à Arvor 29 et après six saisons du côté de Nantes LA, elle est revenue à Brest au sein d’un effectif ambitieux dirigé par Laurent Bezeau. « Cela se passe super bien. Mon jeu a évolué et je suis très épanouie. Je suis fière et contente de me retrouver en équipe de France, sur la dernière étape juste avant l’Euro, sourit la Bretonne. L’Euro en France est un moment important pour une joueuse. » Il y a un an, la jeune femme était déjà en position d’intégrer la sélection finale. « J’étais forcément déçue d’avoir échoué avant la dernière étape du Mondial 2017, confie Pauline Coatanea. C’est énorme ce qu’elles ont fait. Elles ont transmis des émotions énormes. Cela donne envie de vivre ces choses-là et cela a renforcé ma motivation. » Et le niveau d’exigence. « Olivier me demande de réaliser en équipe de France ce que je fais en club, notamment sur les contre-attaques, détaille l’ailière droite. J’ai encore des progrès à effectuer en défense. Je suis contente ce week-end d’avoir du temps de jeu pour m’exprimer et tendre vers des relations plus fines avec mes coéquipières. Le projet de l’équipe de France est très clair et même si nous sommes en difficulté en attaque, on casse la baraque en défense. Cela donne envie de donner toute son énergie. » Mercredi à Nancy, à la veille du Big match face à la Russie, Olivier Krumbholz devrait logiquement reconduire le duo Coatanea-Flippes et ses rêves de conquête européenne.