A une exception près, la nette victoire de Dijon sur Nancy. Les Bourguignons, qui jusque là n’avaient pas donné de gages très significatifs sur leur forme, ont dominé des Lorrains jamais vraiment dans le coup. Le temps mort très vite pris par Thierry Thoni (6-2, 10e) n’a pas eu l’effet escompté. Plus agressifs, plus précis, les hommes de Denis Lathoud profitent des insuffisances Nancéiennes (29 tirs manqués) pour prendre un ascendant qui deviendra définitif après le repos (14/10 / 17-11 / 25-12, 45e).
Pas de répit après le repos
Pas toujours salvateur, la pause n’a en effet rien changé aux affaires d’Angers et de Gonfreville. Leader et lanterne rouge n’ont pas redressé des situations bien mal engagées en 1ère période. Et même totalement compromise pour les hommes de Mihailovic rejoignant les vestiaires avec un bien trop lourd passif (20-14). Ce déficit de 6 buts, Gonfreville le comblera d’autant moins que Nkuingoua derrière (20 arrêts, 47%) et le duo Quintallet-Gérard devant (8 buts chacun) vont s’attacher à le faire fructifier en faveur de Vernon. Quant à ce même déficit côté Noyangevin (17-11), il va presque être doublé en quelques minutes (24-14, 41e), le bon élève Scaccianoce (10/10) et l’incontournable Saurina (7 buts) s’appliquant à le creuser pour le compte de l’USAM.
Stats à l’appui… ou pas !
Angers doit laisser filer Nîmes et ses deux autres collègues du peloton de tête, Massy et Mulhouse. Les Essonniens n’ont pas laissé les Drômois exprimer leur envie de bien faire. Chichement mais totalement dominateurs (2-3 / 10-11 / 15-16 / 21-22, 48ème), les hommes de Benjamin Braux n’ont pourtant pas les stats en leur faveur. Mais le plus grand nombre d’arrêts (16 contre 9), la meilleure réussite Valentinoise (15 tirs manqués, 21 pour Massy) et les supériorités numériques (5 Massicois pour 3 Valentinois exclus) se sont révélés insuffisants et Valence a quand même perdu ce match.
Les chiffres ne font pas tout. Vérification de ce précepte avec Chartres qui, à Mulhouse, a « bafoué » ses habitudes défensive et offensive. Si – avec 32 buts encaissés au lieu des 23 de moyenne et 5 buts marqués de plus qu’habituellement – les Chartrains ont dérogé à leurs principes, c’est évidemment à cause de leurs adversaires Mulhousiens. Et d’un exceptionnel Ighirri. Non content de distiller des ballons décisifs (4) à ses partenaires, le meneur de jeu du MHSA a fait la différence à lui tout seul à l’entrée du money time. Alors que Bouakaz au doublé venait de ramener Chartres à hauteur (23-23, 51e), le fiston du coach Alsacien a planté 4 banderilles en à peine plus de 3 minutes (27-23, 56e). Une estocade pour Chartres qui ne reviendra pas.
Istres respire
Ce constat d’impuissance dans le final, Semur l’a éprouvé à Istres. En pire. Car les Bourguignons ont plus que vaillamment défendu leurs chances en Provence. Sur la lignée du match à Chartres, les hommes de Thierry Vamillier auraient même pu s’imposer sur les terres d’un prétendant à la montée. Mais d’exclusions inopportunes en tirs manqués (25), Semur s’est mis en difficulté. Et Istres au métier a fini par retourner une situation que Sy avait compromise à 100 secondes du buzzer (30-31, 59e). Perronneau et Fleurival marquent, Baur stoppe Marion et Istres s’offre une respiration bienvenue.
Pas de bol d’air en revanche pour Besançon. Devant à la pause (13-12 / 16-14, 33e), les Bisontins vont manquer les occasions d’un break qui aurait pu changer la face du match. Mais pertes de balle (14) et tirs manqués (21) ont remis les Pontellois dans la course. Et bien que très fautifs (6 exclusions, 13 ballons perdus), les Seine et Marnais vont profiter à plein de leur meilleure vista. Une lucidité offensive corroborée par un 6-1 express conclu par Geisen (22-20, 49e et 23-26, 54e). Besançon cède, une 4e fois.
LES RESULTATS
Nîmes – Angers : 32-23 (17-11)
Vernon – Gonfreville : 35-24 (20-14)
Valence – Massy : 25-28 (14-14)
Mulhouse – Chartres : 32-28 (15-14)
Besançon – Pontault-Combault : 26-29 (13-12)
Istres – Semur : 32-31 (13-15)
Dijon – Nancy : 31-21 (14-10)