Dans la galaxie des neuf pratiques proposées par la FFHandball, le handfit prend, depuis sa création en 2016, progressivement une place de plus en plus conséquente. Et l’humain est une des clefs de son développement. Cette semaine, sur deux jours, ce sont d’ailleurs les formateurs qui se forment !
L’humeur sera peut-être, cette semaine, un peu plus sage que d’habitude lors de cette session réservée aux encadrants (7 stagiaires sur 6 territoires dont PACA, Nouvelle Aquitaine, Normandie ou encore Bretagne) qui portent la formation handfit sur leurs terres… quoique. Même si le distanciel est de mise et que le terrain sera donc plus limité, rien n’empêche quelques petits défis via écran partagé quand il s’agit de handball. Un exercice de renforcement musculaire étant vite arrivé au milieu d’un salon ! D’autant que le handfit fait de plus en plus d’adeptes et que les coachs n’hésitent pas à mouiller le maillot. Ainsi pour faire grossir les déjà plus de 2000 licenciés, la FFHandball accentue ses rendez-vous depuis deux ans pour que la pratique puisse se répandre un peu plus encore dans tout le pays. Il s’agira pour ce mois de janvier d’un module du titre 4 sur les pratiques sociétales, qui s’appelle animer la pratique handfit. Nathalie Delord, chargée de missions éducation et développement des handballs détaille : « Le handfit est une des pratiques prioritaires sur le développement de ce que l’on appelle “les handballs”. Il doit permettre aux clubs de capter de nouveaux publics ou de garder certains licenciés. En effet on a constaté qu’après 35 ans, les réponses compétitives et loisirs n’étaient parfois plus adaptées aux demandes et besoins du public. Cela couplé à un certain contexte sanitaire général (obésité, inactivité, possibilité de pratiquer en distanciel pendant les confinements), la réponse du handfit a permis de garder le contact et d’avoir de nouveaux licenciés. Cela peut être une occasion de faire du sport pour une personne qui accompagne son enfant et reste dans les tribunes habituellement, pour le parent qui a, seul, la garde d’un enfant et qui n’ose plus prendre une heure pour lui, chacun se retrouve alors d’un côté du terrain pour sa propre pratique, etc. »

De l’équilibre, du cardio, renforcement musculaire
Et une force réelle dans le développement de l’axe sport santé. En effet, depuis le 8 novembre 2018, un arrêté ministériel certifie que la pratique du handfit est bonne pour la santé et peut être prescrite par les médecins. 14 clubs sont d’ailleurs déjà dans un processus dédié au sport santé et de nombreuses possibilités s’offrent pour les pratiquants (après échange avec un médecin, les maisons sport santé, peuvent ainsi recommander la pratique dans un club ; les éducateurs sont ainsi de mieux en mieux formés pour accompagner un licencié qui déclarerait une maladie et pour lequel le sport pourrait s’inscrire dans le parcours de soins ; etc). La pratique, elle, n’est pas si éloignée que cela des entraînements habituels du jeu à 7. « Notre ADN n’est pas forcément là et ça peut parfois surprendre quand on insiste sur la volonté de développer le handfit. Car on a des gens qui viennent pour faire des feuilles de matchs, mais un club qui ne fera que ça ne tiendra pas forcément dans le temps. On sait qu’avec le babyhand, le handfit, il y a nécessité d’avoir une vraie flexibilité pour les clubs mais cela élargit le nombre de pratiquant, soutient Nathalie Delord. Le handfit n’est que la déclinaison d’un entraînement classique. On l’a scindé en cinq phases pendant lesquelles l’activité handball va se retrouver. Il y a de la pratique d’équilibre, du cardio, renforcement musculaire… Ce sont les mêmes ingrédients qu’une séance type, structuré autrement. Adapté au public, avec ou sans pathologie. » Une démarche à inscrire tout en haut des bonnes résolutions en ce début d’année !
Antoine Bréard
