Champion olympique, triple champion du monde, double champion d’Europe, Guillaume Joli est désormais l’entraîneur du pôle d’accession de Lyon (Ligue AURA) où il est en charge de la détection et de la formation. Déjà titulaire du DES, il complète actuellement sa formation avec le module d’entraîneur-formateur du Titre VI.
Voici une année que tu as pris de nouvelles responsabilités dans le handball après une riche carrière sur les parquets. Quel bilan peux-tu effectuer ?
Le bilan est très positif car plusieurs éléments sont réunis. D’une part, je souhaitais entraîner des jeunes joueurs, d’autre part je désirais arrêter ma carrière de joueur professionnel, enfin j’avais la volonté de retourner dans la région lyonnaise. Après une expérience d’une année, j’estime que cela se passe plutôt bien car j’ai vraiment la volonté de transmettre. Le terrain ne me manque pas du tout. J’ai bouclé ma carrière avec de la souffrance physique, notamment à cause de douleurs à un genou et le plaisir était difficile à trouver. C’est pourquoi j’ai anticipé ma reconversion et que je suis passé à un autre chapitre. Le retour dans ma région s’accompagne de moments conviviaux alors j’essaie de m’entretenir physiquement avec deux à trois activités sportives par semaine.
Quel a été l’élément déclencheur qui t’a conduit à débuter la formation du titre VI ?
Obtenir le diplôme est une obligation. Je découvre aussi un nouveau métier. Par conséquent, j’ai envie d’apprendre et de me former pour progresser. J’ai donc beaucoup de plaisir à suivre ce module de formation qui me permet de rencontrer beaucoup de monde. Le principal intérêt, selon moi, réside dans la richesse des échanges. Chacun possède son parcours et évolue dans un univers différent. Si pour certains, c’est peut-être une difficulté de ne pas bien connaitre l’univers professionnel, en revanche en matière de structuration et de compétences, leur expérience est précieuse. Pour ma part, entre mes parents qui ont toujours été impliqués dans la vie des clubs et des amis qui sont entraîneurs à différents échelons, je connais le travail effectué avec, ce qu’on peut appeler, la base.
Quels sont les transferts de compétences possibles entre ton parcours de grand joueur et ton métier d’entraîneur ? Comment te projettes-tu dans ce nouveau métier ?
Le feeling avec le jeu est une aide précieuse. Mais il y a beaucoup d’éléments qui sont réalisés instinctivement, il est donc nécessaire de formaliser et de structurer le fond de ma pensée. La communication est un vecteur indispensable pour faire passer le message. Avec la plupart des jeunes, cela fonctionne bien. Pour d’autres en revanche, il fait passer par différents chemins. C’est un aspect hyper intéressant de mon travail.
J’essaie de faire le mieux possible et c’est pourquoi j’estime nécessaire de compléter ma formation pour pleinement assumer mon rôle et aider ces jeunes. Je souhaite continuer à me développer sur Lyon avant peut-être de gravir les échelons dans le milieu fédéral en me rapprochant pourquoi pas des équipes de France jeune. Histoire de poursuivre ma belle histoire d’amour avec le maillot bleu.
HGu