Metz Handball a réussi la passe de cinq coupes de France nationales consécutives cet après-midi à l’Accor Arena. En battant une JDA Dijon en difficulté offensive (33-21), le club lorrain a conforté sa place en haut du palmarès de la compétition, avec quatorze trophées à son actif.

Qui de mieux que la chanteuse Jenifer pour enflammer l’Accor Arena avant la dernière finale d’un week-end consacré à la fête du handball français ? Pendant plus d’une demie-heure, l’artiste a déroulé ses tubes, une manière parfaite de se mettre en jambes avant la dernière affiche du week-end : Metz Handball et ses treize Coupe de France au compteur face à la JDA Dijon, vainqueur de l’European League la semaine passée. Le coup d’envoi est donné par les Messines face à leur mur jaune de supporters. Sarah Bouktit, pour les Dragonnes, est la première à ouvrir les hostilités. Sur la possession dijonnaise qui suit, Adriana Holejova propulse le ballon au fond des filets (1-1, 2′). Le duel est lancé ! Alors que l’écart est de deux buts, la gardienne de la JDA Manuella Dos-Reis réalise sa première parade à six mètres mais doit s’incliner quelques instants plus tard face à Lucie Granier (4-1, 6′). La base arrière dijonnaise est en difficulté en attaque placée, alors la solution vient des ailes avec Maureen Gayet notamment. Dans la foulée d’un nouvel arrêt de la gardienne dijonnaise, la JDA revient même à un but (4-3, 9′). Les Messines souhaitent mettre beaucoup de rythme sur ce premier quart d’heure mais confondent parfois vitesse et précipitation en attaque. Pour autant, elles créent un nouvel écart grâce aux arrêts de Johanna Bundsen. Autrice de onze arrêts sur dix-huit tirs en première période, elle sera une grande artificière de cette première période messine réussie en défense. De l’autre côté du terrain, les Dragonnes connaissent un gros trou d’air à l’amorce de la deuxième partie de mi-temps. Ainsi, pendant près de dix minutes, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ne parviennent pas à inscrire le moindre but. Les Dijonnaises Nina Dury et Rosario Urban Medel en profitent alors pour réduire l’écart au tableau d’affichage (8-6, 24′). Même sans en encaisser, chaque but inscrit face à la très solide défense messine est acquis de haute lutte pour les joueuses de Clément Alcacer. Après trente minutes de jeu, Metz Handball reste maître de la situation (13-7, MT)

Metz déroule, Dijon sans réponse

Le retour des vestiaires nécessite une petite mise au point offensive des deux formations. Après plus de deux minutes, Chloé Valentini débloque finalement son compteur personnel et remet Metz sur de bons rails (14-7, 33′). Johanna Bundsen, de son côté, continue son festival. La gardienne suédoise finira la partie à quatorze arrêts et 50% d’efficacité. Pour Dijon, les affaires se compliquent avec la sortie sur blessure de Lilou Pintat. Dans la foulée, les Messines prennent dix buts d’avance (18-8, 37′) par l’intermédiaire de Sarah Bouktit, stratosphérique durant l’ensemble de la rencontre (12 buts au coup de sifflet final). En dépit d’un nouveau temps-mort posé par le staff dijonnais, Metz continue de dérouler son handball par la suite (21-8, 40′). Une semaine après leur performance historique en Coupe d’Europe, la JDA Dijon accuse logiquement le contre-coup face aux tenantes du titre de la compétition. Pour autant, les joueuses de Clément Alcacer ne baissent pas pavillon. Par trois fois sur pénalty, Nina Dury trouve les filets et l’écart se stabilise à dix buts d’écart (23-13, 46′). Emmanuel Mayonnade profite de cette avance confortable pour donner du temps de jeu à l’ensemble de son effectif. L’occasion pour Betchaidelle Ngombele ou Anne Augustine de s’illustrer (26-15, 50′). Avec cette nouvelle victoire en finale de Coupe de France féminine (33-21, FM), Metz Handball ajoute une ligne de plus à son palmarès déjà hors norme. Ce succès, le quatorzième dans cette coupe, assoit un peu plus sa suprématie au palmarès de cette compétition.

Retrouvez la feuille de match de la rencontre ici.

DÉCLARATIONS

Emmanuel Mayonnade (Entraineur Metz Handball) : Comme d’habitude, il y a beaucoup de satisfaction. On a quand même un beau parcours, en battant Brest, en gagnant Dijon en finale. C’est toujours compliqué les finales, souvent les niveaux sont un petit peu nivelés. On était donc en alerte, même si on avait battu Dijon deux fois en championnat cette saison. Je pense qu’on peut faire le trou au score un peu plus tôt dans le match, on rate quelques choses. Mais on arrive tout de même à six buts d’avance à la pause. La deuxième période est à sens unique, mais il y avait beaucoup de fatigue et Dijon a perdu des joueuses aussi. On gagne une quatorzième coupe de France, Montpellier est à quinze, ça nous fait un nouvel objectif. On en a gagné cinq d’affilée, donc il faut continuer à avancer pour pérenniser l’héritage du club.

Clément Alcacer (Entraineur JDA Dijon) : Il y a de la frustration, je pense qu’on pouvait les embêter un peu plus longtemps. Quand on est à 8-6 avec 30% d’efficacité, je pense qu’on peut les accrocher un peu plus. Mais au final, ça dure trop longtemps, sur le long terme, Metz est au-dessus. On était trop amoindri avant la rencontre, on perd encore Lilou ce soir, c’est la fin de saison et les corps sont fatigués. On a aussi de la fierté d’être arrivés en finale, ce n’est quand même pas rien. Il n’y a pas si longtemps, on aurait été content d’avoir une médaille d’argent, donc il faut aussi savourer ces moments-là.

Sarah Bouktit (Metz Handball) : Je suis trop heureuse, vraiment contente. Cette coupe de France, elle a croisé un saveur particulière, forcément je la savoure un peu plus. On banalise des fois un peu la victoire, mais celle-là, j’avais vraiment envie de la savourer. C’est peut-être la dernière, au moins pour deux ans. Mais on a quand même battu Brest, on a battu Dijon en finale, c’est quand même pas rien. C’est pas anodin un trophée, surtout que là, c’est la cinquième de suite. Ca n’avait jamais été fait donc ça fait super plaisir.

Lilou Pintat (JDA Dijon) : On a essayé de tout faire pour ramener un deuxième titre à Dijon mais ça a été difficile de réiterer les efforts après notre grosse débauche d’énergie le week-end dernier. En première mi-temps, on les a bien embêtés mais on a fini par craquer en deuxième période. Malheureusement, il nous manquait plusieurs filles sur la base arrière et c’est forcément difficile lorsqu’on affronte Metz. On a vécu une saison très intense mais elle n’est pas encore terminée. Un prochain combat nous attend contre la Stella puis un dernier match chez nous au Palais. Il faudra vite se projeter là-dessus pour finir sur la meilleure note possible en championnat.

PROGRAMME et résultat des finales

SAMEDI 23 MAI

11h00 : Finale Départementale Féminine​ : Limoges Hand 87 / Entente Epern’aÿ 25-34 (9-19)
Arbitres : Camille GIOIA / Jessica THOMAS

13h00 : Finale Départementale Masculine​ : Handball Club Lourdais / Amicale Epernon 25-41 (13-21)
Arbitres : Mathis ARDIOT / Timéo ARDIOT

15h00 : Finale Handsourd : Association des sourds de Tolosa / CAPO Limoges Handball 28-34 (15-16)
Arbitres : Jérémy GHENIOU / Arthur LEENHARDT

17h00 : Finale Fédérale Féminine​ : Mérignac Gironde Handball / Celles-sur-Belle Mellois en Poitou 24-27 (11-14)
Arbitres : Nadège MONTELLA / Pauline SOULET

19h30 : Finale Nationale Masculine : Montpellier Handball / HBC Nantes 27-24 (16-12)
Arbitres : Titouan PICARD / Pierre VAUCHEZ

DIMANCHE 24 MAI
09h00 : Finale Régionale Masculine​ : AS Handball Club de Chalon / Courseulles H.B.C 36-38 (17-19)
Arbitres : Jessy CAROUPANAPOULLE / Eren KAYA

11h00 : Finale Régionale Féminine : Pechbonnieu Coteaux Handball / Limoges Hand 87 19-32 (13-13)

Arbitres : Florine LAFORET / Noémie VALOT

13h00 : Finale Handfauteuil : Union Sportive Ledonienne / Yvois-Carignan Handball 2-0 (7-6, 8-7)

Arbitres : Christopher LAHACHE / Germain SOUBRIE

14h30 : Finale Fédérale Masculine : Annecy CSAV Handball / Saint Cyr Handball 28-38 (11-17)

Arbitres : Florian COPEZ / Marius QUESNEY

16h30 : Showcase de Jennifer

17h45 : Finale Nationale Féminine : Metz Handball / JDA Dijon Bourgogne Handball 33-21 (13-7)
Arbitres : Anne-Laure PARADIS / Jérôme ROLLAND