Un Mondial aux Pays-Bas pour les filles, un Euro en Scandinavie pour les garçons : nos équipes de France s’apprêtent à débuter deux compétitions majeures non loin de nos contrées françaises. Et si nous profitions de cette proximité pour aller supporter nos Bleu(e)s en polluant moins, en train ?

Plusieurs études le prouvent : une large majorité du CO2 qu’un événement sportif émet provient des transports – d’abord du public, également des équipes et de l’organisation. Ce chiffre se révèle plus important à mesure que la compétition s’internationalise. Pour limiter l’impact environnemental de ces événements, il convient donc de sensibiliser le public à venir en mobilités bas carbone : le train quand on vient de loin, le vélo ou la marche une fois sur place. Ces modes de déplacements comportent bien des avantages, si l’on s’y prend bien.

Pour aller aux Pays-Bas et assister à la remise en jeu du titre mondial des Bleues, il est difficile de faire plus simple. Depuis Paris, Rotterdam est accessible en train en 2h40 seulement. Comptez une heure de plus pour rejoindre S-Hertogenbosch (ou Bois-Le-Duc en bon français), où les filles affronteront successivement la Tunisie, la Chine et la Pologne. Depuis Lyon ou Bordeaux, comptez environ 6 heures pour rallier Rotterdam, et depuis Montpellier entre 8 et 9 heures. 

Plus rapide qu’en voiture – mais pas forcément moins cher -, ce trajet en train permet d’économiser de nombreuses émissions de CO2. En train, les 900 kilomètres séparant Lyon et Rotterdam, par exemple, émettront 2,64 kg de CO2, selon l’outil Impact CO2. Sur cette même distance, un avion en émet 202 kg pour chaque passager, et une voiture 196 kg – un chiffre divisible selon le nombre de passagers (si 4 personnes : 49 kg par passager).

Se rendre en Scandinavie en train, votre vrai défi !

Le vrai défi est à réaliser au mois de janvier. Si les Pays-Bas sont plutôt accessibles, le Danemark, la Norvège et la Suède, qui accueillent conjointement l’EHF Euro 2026, sont plus éloignés et plus difficiles d’accès en train. Néanmoins, les parcours proposés pour se rendre à Oslo (Norvège) pour le premier tour, ou à Herning (Danemark) pour le second tour sont intéressants pour tout fan de handball. Lisez plutôt.

Pour se redre dans la capitale norvégienne depuis Paris, comptez deux jours de trajet et passez par Cologne – lieu évidemment emblématique du handball européen -, Hambourg, Copenhague et Göteborg. Cinq trains, selon le site Mollow, et autant d’occasions de découvrir l’Europe du Nord avec un autre œil et un autre rythme, de vivre une aventure unique et de s’immerger progressivement dans la compétition européenne, à travers les paysages, les changements de langue, de culture et d’ambiance. Un moyen concret de vivre l’Europe… au lieu de la survoler. Pour aller à Herning, au Danemark, le parcours en train est similaire : Cologne et Hambourg d’abord, puis à Copenhague, préférez la destination de Vejle, avant de prendre celle, finale, de Herning. En voiture, l’accès est direct depuis le nord de l’Allemagne, via Hambourg, Kiel et Flensbourg, autres villes emblématiques de la scène continentale.