Ménagé face à l’Ukraine, Aymeric Minne est revenu sur le terrain lors de la probante victoire face à la Norvège. Le demi-centre évoque les enjeux de France-Danemark.

As-tu été surpris par la victoire du Portugal face au Danemark ?
Oui, surpris, je pense que tout le monde l’a été. Surpris par le résultat, mais aussi par la manière, à la fois côté portugais et côté danois. Les Portugais ont joué exactement le match qu’il fallait : beaucoup d’agressivité, énormément d’intensité, ils ont vraiment mis le Danemark en difficulté. À l’inverse, les Danois sont un peu passés à côté. En tout cas, ils ne m’ont pas vraiment impressionné hier. Pourtant, sur leurs matchs précédents, y compris les amicaux, ils dégageaient une bien meilleure impression. Donc oui, surpris, clairement.

Du coup, ce France–Danemark pour lancer le tour principal, c’est un beau menu…
Oui, franchement, ce n’est pas mal comme entrée. On est excités de jouer ce match-là. En plus, ici au Danemark, ils auront sans doute plus de pression que nous. Je pense qu’ils se la sont mise tout seuls en perdant hier. Peut-être qu’ils sont un peu moins confiants à l’idée de nous retrouver dès demain.
Pour nous, jouer le premier ou le deuxième match, ça ne change pas grand-chose. Il fallait les affronter assez vite. On verra si on “grille” notre joker dès demain ou si on le garde encore. Mais en tout cas, on est prêts à jouer ce Danemark-là.
On ne va pas préparer ce match différemment de la Norvège, du Portugal, de l’Allemagne ou de l’Espagne.
On va faire le même travail : le même nombre de vidéos, la même préparation. Après, sur l’aspect émotionnel, forcément, c’est différent. Jouer au Danemark, devant 15 000 personnes contre nous, ça change l’atmosphère. Mais dans notre approche, ça ne change rien. Au final, demain, on pourra peut-être jouer avec un peu moins de pression que prévu, et ça nous va très bien.

Qu’est-ce que ça représente d’affronter cette équipe qui domine depuis plusieurs années ?
C’est une équipe que tout le monde présente comme la meilleure du monde, voire la meilleure de tous les temps. Donc forcément, ça donne envie de montrer que ce n’est pas si évident que ça. On a aussi envie de se replacer, de se rapprocher dans l’imaginaire collectif, d’être considérés comme la nation tout en haut. Il y a cette rivalité France-Danemark depuis quelques années : qui est la meilleure équipe, qui est la meilleure nation ?