Déçu de sa performance face au Danemark, Elohim Prandi assène son désir d’aider l’équipe dans le parcours qui mène aux demi-finales de ce Championnat d’Europe.

Avant même le choc face au Portugal, tu parles d’une performance personnelle très en dessous de tes attentes.
Oui, je suis très lucide là-dessus. On attend beaucoup plus de moi, et moi le premier. Je me remets énormément en question, peut-être même trop parfois, mais je préfère ça que l’inverse. J’ai surtout beaucoup de frustration, avec le sentiment de ne pas avoir aidé l’équipe comme je l’aurais voulu. En revanche, je n’ai pas réussi à trouver mon rythme de croisière, celui que je peux avoir en club, notamment à Paris. Les circonstances sont différentes, mais je ne me chercherai jamais d’excuses. J’assume toujours pleinement mes performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Comment basculer vers la préparation du prochain match ?
J’ai très vite laissé ce match derrière moi pour me projeter sur celui qui arrive. Je suis un compétiteur. Je sais qu’on attend plus de moi, que ce soit les supporters, les gens qui se déplacent pour nous soutenir, ou au sein même de l’équipe. J’ai juste envie de rebondir correctement, de montrer que je suis fiable et qu’on peut compter sur moi dans les moments importants.
Personnellement, j’ai vraiment à cœur de m’épanouir davantage et de montrer toute l’étendue de ce que je suis capable de faire. On attend plus de moi, et j’assume totalement cette responsabilité.
Maintenant, il n’y a quasiment plus le droit à l’erreur. On a un tour principal très relevé, donc on ne peut pas compter sur les autres. Notre objectif est simple : gagner tous nos matchs pour aller chercher cette demi-finale.

Que représente le Portugal aujourd’hui ?
Ce n’est plus un outsider. C’est une équipe qui prétend clairement au titre. Ils ont des jeunes joueurs très talentueux mais déjà expérimentés, comme les frères Costa ou Salvador Salvador, avec aussi des anciens qui ont beaucoup vécu. Je ne me fie pas du tout à nos confrontations passées. Demain, c’est un nouveau combat, très physique, très mental, et ça se jouera sur la capacité à tenir 60 minutes en maîtrisant le jeu.