Absent lors des deux premiers matchs de la compétition, Hugo Descat a effectué un retour probant sur l’aile gauche des Bleus et aux jets de 7m avec 6 penalties réussis à 100 %.
Quel regard poses-tu sur ce match perdu face au Danemark ?
Il y avait énormément d’adrénaline, beaucoup d’intensité, et surtout le sentiment qu’il se passait toujours quelque chose sur le terrain. Le fait d’avoir un match dès le lendemain aide à vite basculer, mais honnêtement, je suis un peu triste de ne pas avoir au moins pris un point. C’était mérité. Je ne suis pas le plus fair-play du monde, mais pour moi, hier, ce n’est clairement pas la meilleure équipe qui a gagné. Et je pense qu’ils le savent aussi. Oui, clairement. Le fond de jeu qu’on a proposé, en attaque comme en défense, est très encourageant. Si on arrive à maintenir ce niveau-là, on est sur la bonne voie. C’est frustrant de repartir sans point, mais le contenu est là.
Cette défaite change-t-elle votre approche de la compétition ?
Oui, forcément. Maintenant, il n’y a quasiment plus le droit à l’erreur. À l’Euro, tu n’as presque jamais de joker. On a eu la chance d’en avoir un, maintenant c’est terminé. Mais au moins, c’est clair : il reste trois matchs, si on gagne les trois, on est qualifiés. Il n’y a plus de calculs à faire, mentalement c’est plus simple.
Le Portugal arrive avec un nouveau statut…
Oui, pendant longtemps c’était l’outsider. Depuis l’année dernière et le Final Four, ce n’est plus une surprise. Et assumer ce statut, ce n’est pas la même chose. Quand tu es outsider, tu n’as rien à perdre. Là, c’est différent. Leur jeu est très risqué, très intense physiquement, ils laissent beaucoup d’énergie. Ça va être une grosse bagarre, peut-être encore plus dure que contre le Danemark. Celui qui perd est quasiment éliminé. Ce sera un très gros match. Ils savent qu’on les respecte, on sait qu’ils ne sont plus outsiders, et eux savent qu’on le sait. Tout est réuni pour un gros combat. Le Portugal est une très grande équipe. Je ne dis pas qu’on va gagner à coup sûr, mais ce qui est certain, c’est qu’on sera au rendez-vous. Ce sera un gros match, intense, engagé. Et on est prêts.