Le pivot champion olympique et champion d’Europe en titre ne manque pas d’ambition. Il présente les enjeux du match face à l’Allemagne et évoque son ancien partenaire, le gardien Andreas Wolff.

Il y eu ce moment de flottement hier, avec l’attente du dénouement de Danemark–Allemagne et finalement vous aurez la possibilité de viser le dernier carré. Comment as-tu géré ce moment d’incertitude ?
C’est toujours spécial quand tu n’as plus ton destin entre les mains. Ce n’est jamais très plaisant, surtout quand tu sors d’une défaite qui t’a un peu secoué. Mais au final, les Danois ont fait le travail et ils nous offrent cette deuxième chance. Maintenant, il faut mettre ça derrière nous et se concentrer sur l’Allemagne, ce qu’on est en train de faire. On va aborder un quart de finale, donc on a toutes nos chances. On a envie, tout simplement. Il faut qu’on ait confiance en nous, on est capables de le faire, on a le groupe pour. Il faut garder cette sérénité, parce qu’on peut le faire. Personnellement, je me sens prêt

Les matchs couperets, c’est un contexte particulier…
Oui, clairement. Les matchs couperets, ce sont des finales. C’est pour ça qu’on joue. On est tous compétiteurs et on joue pour ce type de matchs-là. Quand tu joues ta survie dans la compétition, chaque ballon compte, le ballon pèse. Moi, j’adore ce genre de rencontres, parce que c’est le très haut niveau et que c’est excitant à jouer.

Tu connais bien Andreas Wolff, ton ancien partenaire à Kielce, qui réalise une très bonne compétition jusque-là. Il faudra composer avec lui…
Oui, j’ai joué longtemps avec lui, donc je le connais très bien. C’est un gardien embêtant, vraiment très fort, et il fait un très bel Euro. Son compère (David Späth) aussi est très bon. Wolff prend énormément de place, il fait des arrêts atypiques, parfois avec le pied très haut. C’est typiquement le gardien qu’il ne faut pas mettre en confiance. On sait qu’il fera des arrêts, donc il faudra rester calmes et sereins sur toute la rencontre.