Champion d’Europe 2024, Yanis Lenne retrouve l’équipe de France un an après avoir fait l’impasse sur le Mondial en raison d’une blessure. Il partage son enthousiasme et évoque l’état d’esprit du groupe.

Tu avais quitté le groupe pendant les J.O. puis manqué le dernier Mondial en raison d’une nouvelle blessure. On imagine aisément ta joie de retrouver le groupe…
 Je suis super content de retrouver le groupe. Ça se passe très bien, d’autant plus qu’on est nombreux de la même génération, ou de générations très proches. En dehors du terrain, on rigole beaucoup, le groupe vit très bien. Et sur le plan handball, j’ai enfin pu mettre de côté les pépins physiques. Mentalement, ça fait énormément de bien.
Et franchement, je me sens très bien. La préparation a été intense, avec deux entraînements hand par jour, de grosses séances de musculation et de course. Quand tu reviens de blessure, tu peux toujours appréhender ce rythme-là, mais je l’ai bien encaissé. J’avais aussi beaucoup travaillé de mon côté avant de revenir. Aujourd’hui, je me sens prêt, tous les voyants sont au vert.

Quel regard portes-tu sur l’évolution du groupe, notamment en termes de maturité ?
Des joueurs étaient peut-être un peu plus en retrait auparavant et qui ont énormément gagné en maturité et en confiance. Je pense notamment à Thibaut et à Aymeric. Dans la prise de parole, dans l’attitude à l’entraînement, il n’y a plus vraiment cette notion de numéro 1 ou numéro 2. Quand on est tous en cercle à la fin des séances, tu sens une vraie solidité collective, avec moins de déséquilibres entre les rotations.

La génération 98-99, plus nombreuse aujourd’hui, a-t-elle changé la dynamique du groupe ?
C’est un peu notre mode de fonctionnement. On se chambre beaucoup, on rigole, mais le moindre faux pas est tout de suite repris. C’est sain, et c’est comme ça qu’on vit ensemble au quotidien. Finalement, il n’y a pas tant de différences entre les générations.