L’équipe de France disputera la finale du tournoi de France, dimanche, face à l’Islande (17h, en direct sur beIN Sports). Ce vendredi soir, dans le superbe écrin de Paris La Défense Arena, les joueurs de Guillaume Gille ont disposé de l’Autriche (34-29). Malmenés pendant cinquante minutes, ils ont su s’appuyer sur la prestation de Charles Bolzinger, élu combatif de la rencontre, pour garder le dessus après le repos.

Equipe de départ : Pour le premier match de la préparation de l’EHF EURO 2026 face à l’Autriche, Guillaume Gille a choisi d’évoluer avec dix-huit joueurs : Arthur Lenne et, par mesure de précaution, Nedim Remili (lésion musculaire de la cuisse), ne seront pas alignés ce soir sur le parquet de l’Arena de Paris La Défense. Équipe de départ : Rémi Desbonnet, Hugo Descat, Elohim Prandi, Ludovic Fabregas (cap), Karl Konan (avec Aymeric Minne), Dika Mem, Yanis Lenne.

Un premier quart d’heure accroché

Les derniers retardataires prennent leur place dans les tribunes de la Paris Défense Arena alors que les Bleus font leur entrée sur le terrain, vêtus de leur tenue bleue. Ce sont eux qui donnent le coup d’envoi de la rencontre et ils prennent leur temps pour trouver une bonne situation. Mais le tir de Ludovic Fabregas trouve la barre transversale, avant que l’Autriche ne marque le premier but de la rencontre. Sur l’action suivante, Aymeric Minne provoque un pénalty, que Hugo Descat n’arrive pas à transformer. Nikola Bylik, d’un beau tir en lucarne, inscrit le deuxième but de la rencontre, sans que Rémi Desbonnet n’ait encore touché le ballon. C’est finalement Aymeric Minne, encore lui, qui inscrit le premier but tricolore de la soirée, dans l’intervalle externe. La défense française, bien articulée autour de Karl Konan, récupère le ballon et Yanis Lenne se montre clinique à la finition pour égaliser. Et sur une nouvelle montée de balle, c’est cette fois Elohim Prandi qui s’infiltre pour donner l’avantage aux Bleus sur une belle roucoulette (3-2, 5′). C’est encore le Parisien qui sème le trouble dans la défense adverse sur l’action suivante, cette fois avec un superbe un contre un conclu à six mètres. Les Autrichiens commencent à manquer de solutions en attaque, alors que Rémi Desbonnet sort son premier arrêt sur un tir de loin de Bylik. Mais l’Autrichien se venge sur l’action suivante pour remettre tout le monde à égalité. Les deux équipes se neutralisent, et c’est surtout sur jeu rapide que les Bleus font la différence. Yanis Lenne, encore lui, trouve la mire en contre-attaque pour le cinquième but français. Les Autrichiens ne sont pas en reste. Bilyk puis Hutecek trompent Desbonnet, avant que Dika Mem ne remette tout le monde à égalité avec son premier but de la soirée (6-6, 10′). Ludovic Fabregas s’arrache sur une passe de Mem pour aller chercher un pénalty que convertit Hugo Descat. Et après une tentative adverse ratée, Rémi Desbonnet envoie une passe de quarter-back pour Yanis Lenne, qui marque dans le but déserté par Bergmann. Le même Bergmann sort le tir de Dika Mem, mais Yanis Lenne intercepte le ballon sur l’action suivante. Malheureusement pour le gaucher, les arbitres ont bien vu qu’il avait mis le pied dehors avant de marquer. Ce n’est que peine perdue, puisque Dika Mem marque sur l’action suvante (9-8, 15′).

Aymeric Minne aide les Bleus à creuser l’écart

Big Flo et Oli, les autres stars de la soirée, font leur entrée dans les tribunes de la salle, alors que Sébastien Frimmel trompe Desbonnet sur pénalty. Guillaume Gille commencent les premières rotations, avec l’entrée de Thibaud Briet sur le terrain, au moment où Hugo Descat inscrit un nouveau pénalty. Janko Bozovic tire de loin pour tromper Desbonnet mais Dylan Nahi lui répond du tac au tac. Le joueur de Kielce a fait son entrée à l’aile gauche, tandis que Julien Bos est arrivé à l’aile droite. Aucune des deux équipes ne prend l’ascendant dans cette première période, et Hutecek égalise (11-11, 20′). Valentin Kieffer fait son entrée dans les buts français, tout comme Melvyn Richardson sur le poste d’arrière droit. Le pénalty provoqué par Briet est converti par Melvyn Richardson, mais Bos se fait enrhumer par Mahr, qui égalise de nouveau. Karl Konan, pour une fois monté en attaque, va chercher un pénalty, sur lequel Richardson double la mise. C’est finalement Thibaud Briet, après 23 minutes, qui donne deux buts d’avance aux Français pour la première fois de la soirée. Les Bleus ont même l’occasion du +3, mais Bergmann stoppe la tentative de Richardson. C’est finalement Nicolas Tournat, sur sa première attaque, qui donne trois buts d’avance aux champions d’Europe en titre, forçant les Autrichiens à prendre leur premier temps-mort de la soirée (15-12, 25′). Tobias Wagner profite du système mis en place pour marquer, alors que Wellem Peleka a fait son entrée dans le secteur central de la défense. C’est lui qui récupère le ballon en défense avancée, avant d’envoyer Julien Bos finir le travail en contre-attaque. Le gaucher, sur l’action suivante, n’arrive pas à trouver la faille, alors que les Autrichiens sont revenus à deux buts. Et même un, après une belle percée de Hutecek, alors qu’il reste 1 minute 30 à jouer. Aymeric Minne, tout en puissance, remet la situation d’aplomb. C’est encore le Nantais qui transperce toute la défense adverse pour déposer le ballon au-dessus de la tête de Bergmann. Et alors que Mahr inscrit un dernier but, les Bleus mènent de deux buts à l’heure de rentrer aux vestiaires (18-16, MT).

Les Bleus rattrapés mais jamais dépassés

Guillaume Gille reconduit son équipe de départ pour relancer la deuxième période, à l’exception de Charles Bolzinger, qui fait son entrée dans la cage. Il ne peut rien sur le premier tir de Nigg, mais se rattrape en grand écart face à Bozovic. Ludovic Fabregas s’arrache pour provoquer la sortie pour deux minutes de Herberger, mais Elohim Prandi n’en profite pas, en échec face à Bergmann. La défense tricolore empêche l’égalisation adverse et c’est Richardson, en contre-attaque, qui redonne de l’air aux champions d’Europe. Bolzinger sort une troisième parade, mais, sur l’action suivante, Konan est puni de deux minutes (19-17, 35′). Bien décalé, Sebastian Frimmel ramène l’Autriche à un but, avant de se faire exclure pour une faute grossière sur Elohim Prandi. Le sept-mètres est transformé par Hugo Descat, et les deux équipes évoluent à un de moins. Hutecek trompe Bolzinger et alors que Descat est en échec au tir, les Autrichiens ont une nouvelle balle d’égalisation. Il faut un nouvel exploit de Bolzinger pour éviter que Bilyk la convertisse, alors que la musique de Star Wars résonne dans l’Arena. D’autant plus que Dika Mem sert un caviar à Fabregas qui marque, provoquant l’ire d’Iker Romero sur le banc autrichien. Charles Bolzinger est à la mesure de l’événement avec un nouvel arrêt, qui permet à Hugo Descat de donner une nouvelle fois trois buts d’avance aux Bleus (22-19, 40′). Le public nanterrien offre une vraie ovation à Bolzinger quand il dévie la roucoulette de Frimmel, et hurle de plaisir quand Hugo Descat inscrit son cinquième pénalty de la soirée. La deuxième période est beaucoup moins prolifique que la première mais Dika Mem, avec de la réussite, inscrit le but du +4, obligeant les Autrichiens à prendre un second temps-mort. Frimmel en profite pour marquer après le repos, mais Dylan Nahi lui répond du tac-au-tac (25-21, 45′).

De la sérénité dans le dernier quart d’heure

Dika Mem est en échec alors qu’il a l’opportunité de mettre les Bleus cinq buts devant à l’entrée du dernier quart d’heure. Au contraire, Mahr puis Nigg ramènent l’Autriche à deux longueurs, d’autant que Dika Mem est en échec au tir. Aymeric Minne met fin à la disette tricolore, et Bolzinger sort un arrêt bienvenu. Alors que Thibaud Briet marque en appui, la France a repris son matelas de sécurité. Qui ne dure qu’un temps, puisque deux buts autrichiens consécutifs relancent le money-time (27-25, 50′). Alors que Valentin Kieffer fait son retour sur le terrain pour les dix dernières minutes, il est trompé Dambock sur pénalty, mais Benoit Kounkoud veille et marque son premier but de la soirée sur l’aile droite. Mais c’est Kieffer qui fait le geste qu’il faut. Alors que Frimmel se présente pour égaliser, le Savoyard garde le pied ferme pour détourner la tentative de l’ailier autrichien. Et comme Nicolas Tournat convertit l’offrande de Minne, les Bleus sont à +2 à six minutes de la fin, moment choisi pour l’Autriche pour prendre un dernier temps-mort. Alors que le public de l’Arena entame une ola, Kounkoud intercepte le ballon, que Dylan Nahi ne transforme malheureusement pas. Les Autrichiens sont à un de moins, l’occasion pour Guillaume Gille de poser son temps-mort (29-27, 54′). Lancé par Thibaud Briet, Aymeric Minne lâche tout secteur central pour tromper Bergmann. Mais il était écrit que ce match serait tendu jusqu’au bout. Après un but de Hutecek, Nahi rate, mais Tournat marque et Kieffer force un tir sur le poteau. Alors que Kounkoud trouve la cible depuis l’aile, la victoire commence à pointer son nez. Tournat, encore lui, ne se trompe pas à la finition et le public de l’Arena La Défense exulte. « Qui ne saute pas n’est pas Français » résonne dans la salle, alors que Valentin Kieffer ajoute un nouvel arrêt. Un dernier but de Melvyn Richardson valide la présence en finale du Tournoi de France des Bleus, où ils affronteront l’Islande dimanche après-midi (34-29, FM).

LES STATISTIQUES

France – Autriche : 34-29 (18-16)

Nanterre, Paris La Defense Arena, 10592 spectateurs

Arbitres : Ruben Maia et Andre Nunes (POR)

France : 

Entraineur : Guillaume Gille

Gardiens : Kieffer (3 arrêts / 12 tirs dont 0/1 pén), Bolzinger (7 arrêts / 16 tirs), Desbonnet (1 arrêt / 12 buts dont 0/1 pén)

Y. Lenne (3/3), Minne (5/6), Bos (1/2), Prandi (2/6), M. Richardson (4/5 dont 2/2 pén), Mem (3/7), Tournat (4/5), Fabregas (1/3), Descat (5/7 dont 4/5 pén), Kounkoud (2/3), Peleka, Nahi (2/5), Konan, Zaepfel, Briet (2/3)

Exclusions temporaires : Konan (35′)

Autriche : 

Entraineur : Iker Romero

Gardiens : Bergmann (15 arrêts / 46 tirs dont 1/5 pén), Mostl (0 arrêt / 2 tirs dont 0/2 pén)

Mahr (3/5), Bozovic (3/8), Petrusic, Moser, Frimmel (3/5 dont 1/1 pén), Belos, Herburger (1/1), Zivkovic, Paulnsteiner (1/2), Dambock (1/1 dont 1/1 pén), Bylik (3/7), Wagner (1/1), Nigg (4/4), Kofler, Hutecek (9/12), Miskovez

Exclusions temporaires : Herberger (32′), Frimmel (36′), Nigg (55′)

LES DÉCLARATIONS

Guillaume Gille : C’était un match de reprise, dans les grandes largeurs. Il y a eu du bon, mais aussi un manque d’efficacité au tir et de rythme. Mais c’est normal, alors qu’on sort d’une semaine de travail intense. C’est un match utile pour savoir où on en est, pour montrer aussi qu’il en faut encore plus pour partir avec plus de confiance et de certitudes vers cet Euro. L’Autriche nous a offert une belle adversité, cette équipe a un ADN un peu particulier, on a toujours l’impression qu’elle joue lentement, qu’elle accroche. Mais son demi-centre nous a livré une belle partie et son gardien de but nous a empêché de prendre de l’avance. La journée a été particulière, longue, que ce soit pour Dika, dont le transfert a été annoncé, mais aussi pour nous, avec un match tard. La salle ne s’est pas enflammée à cause de notre qualité de jeu aléatoire, mais on est très heureux d’avoir joué dans un tel écrin. C’était vraiment une journée spéciale.

Aymeric Minne : C’était un bon match de reprise, avec du bon mais aussi des choses à corriger. On a essayé plein de choses, plein d’associations, la 3-3 en défense qui a donné du bon et du moins bon. C’était un vrai match de préparation, et on espère faire mieux dimanche. J’avais fait part, en début de préparation, de ma volonté de m’entrainer plus avec les joueurs qui n’évoluent pas à mes côtés en club. Et je pense que ça a porté ses fruits ce soir, avec les relations avec Dika ou Elohim, par exemple. Après, la fin de match, on la joue entre Nantais, donc on a des automatismes. Même si l’Autriche nous a bien embêtés, on a mis les buts qui comptent sur la fin, et c’est important. Jouer dans cette salle, c’est spécial, on en a parlé entre nous, ça nous a fait penser aux Jeux. Je ne connaissais pas, mais c’est atypique, c’est très grand et c’est un honneur d’avoir été les premiers handballeurs à y jouer.

Charles Bolzinger : Ca a été une belle soirée, avec une belle victoire devant une bonne salle et un public enthousiaste. Je pense avoir fait une bonne rentrée, ça apporte forcément un petit boost de confiance et d’aisance alors que la compétition approche. L’Autriche a joué sa carte à fond, mais on a su rester serein en fin de match. Je pense quand même qu’on aurait pu faire la différence plus tôt, mais on rate pas mal de shoots alors qu’on a les solutions. Face à l’Islande dimanche, il faudra être plus précis. Cette salle était assez spéciale, très haute, on ne voit pas le haut depuis le parquet, ça m’a fait penser à Düsseldorf à l’Euro 2024. On a mis un peu de temps à trouver nos marques, mais une fois que le match a commencé, c’était que du kiff.

Ludovic Fabregas : Le match de reprise par excellence, c’est ce qu’on a vu ce soir. Tout n’a pas été parfait, mais c’est normal. Je sens une belle énergie depuis le début de la préparation, j’ai beaucoup aimé le calme et la sérénité dont on a fait preuve ce soir. Surtout contre cette belle équipe d’Autriche, qui a montré ce qui nous manquait à ce stade de la préparation. Jouer dans cette salle, c’est une privilège, la fédération travaille bien et c’est toujours cool de vivre ce genre de moments. Il faut que dimanche, on soit dans la continuité de ce soir, il faut continuer à monter en pression et à progresser. Il va falloir livrer un match plus complet car je pense que l’Islande, c’est un cran au-dessus. Ca nous servira encore un peu à savoir où on en est avant le début de la compétition, qui va arriver très vite.

LE GROUPE DE 20 JOUEURS

Gardiens : Charles BOLZINGER (Montpellier HB) – Rémi DESBONNET (Montpellier HB) – Valentin KIEFFER (Chambéry Savoie Mont Blanc HB)

Ailiers gauches : Hugo DESCAT (One Veszprém) – Dylan NAHI (Industria Kielce) – Wallem PELEKA (Paris Saint Germain Handball)

Arrières gauches : Thibaud BRIET (HBC Nantes) – Élohim PRANDI (Paris Saint Germain Handball) – Aymeric ZAEPFEL (PAUC Handball)

Demi-centres : Aymeric MINNE (Nantes HB) – Nedim REMILI (One Veszprém)

Pivots : Ludovic FABREGAS (Cap, FC Barcelone) – Karl KONAN (Paris Saint Germain HB) – Arthur LENNE (Montpellier HB) – Nicolas TOURNAT (HBC Nantes)

Arrières droits : Julien BOS (HBC Nantes) – Dika MEM (FC Barcelone) – Melvyn RICHARDSON (Orlen Wisla Plock)

Ailiers droits : Benoît KOUNKOUD (Industria Kielce) – Yanis LENNE (One Veszprém)

 LE STAFF

Entraîneur : Guillaume GILLE / Entraîneur-adjoint : Yohan DELATTRE / Entraîneurs gardiens : Jean-Luc KIEFFER et Daouda KARABOUÉ / Préparateur physique : Olivier MAURELLI / Analyste vidéo : Vincent GRIVEAU / Médecin : Emmanuel BIDET / Kinésithérapeutes : Sébastien GAUTIER, Jean-Christophe MABIRE et Florian PATALAGOÏTY / Manager des équipes de France : Emmanuelle MOUSSET / Communication et relation médias : Hubert GUÉRIAU / Intendant : Alexandre MASSINON / Préparateur mental : Pierre ARTHAPIGNET / Directeur Technique National : Pascal BOURGEAIS / Chef de délégation : Bertrand GILLE / Vidéoman : Mathis BORONAT / Photographe : Baptiste FERNANDEZ

RÉSULTATS ET PROGRAMME DE LA SAISON 2025-26

MATCH AMICAL
Pau – Samedi 1er novembre : France – Italie : 38-28 (20-16)

TOURNOI DE FRANCE – 09 au 11 JANVIER 2026 – PARIS LA DÉFENSE ARENA – BILLETTERIE
Vendredi 9 janvier : Islande – Slovénie 32-26 (21-13) et France – Autriche 34-29 (18-16)
Dimanche 11 janvier : Slovénie – Autriche (14h30) et France – Islande (17h00) + Entrées au Hall of Fame

EHF EURO 2026
TOUR PRÉLIMINAIRE – GROUPE C

Bærum Oslo – Unity Arena – Jeudi 15 janvier à 18h00 : France – République tchèque
Bærum Oslo – Unity Arena – Samedi 17 janvier à 18h00 : Ukraine – France
Bærum Oslo – Unity Arena– Lundi 19 janvier à 20h30 : France – Norvège

TOUR PRINCIPAL
MR1 : Herning – Jyske Bank Boxen – (22 au 28 janvier) : 6 équipes issues des groupes A, B et C
MR II : Malmö Arena – (23 au 28 janvier) : 6 équipes issues des groupes D, E et F

FINALITÉS (Herning – Jyske Bank Boxen)
30 janvier : 
places 5&6
30 janvier : demi-finales
1er février : finale 3-4 et finale 1-2