La France et l’Espagne n’ont pas réussi à se départager cet après-midi à Ciudad Real. Les deux formations se sont quittées sur un score nul (25-25) au terme d’une partie de qualité. Les Bleus seront à nouveau rassemblés à partir du 11 mai prochain pour une double confrontation face à la République tchèque (13 mai à Brno et 17 mai à Orléans) afin de décrocher leur qualification pour le Mondial 2027 en Allemagne.
Équipe de départ : Pour ce deuxième match de la semaine internationale, Talant Dujshebaev a choisi à nouveau de s’appuyer sur l’intégralité du groupe : les 20 joueurs figurent sur la feuille de match. Romain Mathias devrait avoir l’opportunité de démontrer ses qualités, au relai de Charles Bolzinger qui débutera la partie avec Drevy Paschal, Elohim Prandi, Karl Konan (avec Eliott Desblancs), Théo Monar, Melvyn Richardson et Benoit Kounkoud.
Le public de Castille-La Manche a répondu massivement présent pour cette affiche exceptionnelle entre la Roja et les Bleus : près de 6000 spectateurs seront derrière la sélection dirigée par Jordi Ribera. Aussi, certainement, pour assister au retour de Talant Dujshebaev qui a tant marqué les esprits lors de son bail à Ciudad Real couronné par de nombreux titres, notamment par trois ligues des champions.
Charles Bolzinger valide le travail défensif
Les joueurs de l’équipe de France sont tout vêtus de blanc : ils donnent le coup d’envoi avec une bonne douzaine de minutes plus tard que l’horaire annoncé… Gonzalo Perez de Vargas, qui a fêté sa 200e sélection jeudi au Mans, arrête les trois premiers tirs tricolores. Le pivot Abel Serdio conclut une montée de balle rapide. Charles Bolzinger a déjà stoppé trois tirs alors que Melvyn Richardson a égalisé (1-1, 3e). Après 5 minutes et le premier but de Ian Tarafetta, l’Espagne est devant (2-1). Eliott Desblancs, lancé dans le grand bain dès le début de la partie, inscrit son premier but. Les pertes des balles et les échecs au tir sont aussitôt sanctionnés par les Espagnols qui mènent 5 à 2 après 7 minutes. Sur jet de 7m, Melvyn Richardson trouve la faille face à Gonzalo de Vargas. L’arrière droit est l’homme fort de ce début de match avec déjà un 4e but en autant de tentatives, en 12 minutes ! Plein de malice, Eliott Desblancs inscrit le 6e but tricolore (6-7, 13e). Charles Bolzinger enchaine les arrêts mais il ne peut rien face au tir du Nantais Ian Tarrafeta (6-8, 15e). Les hommes de Jordi Ribera sont alignés en défense 0-6.
Talant Dujshebaev effectue ses premières rotations : Benjamin Richert, Julien Bos, Thibaud Briet, Nicolas Tournat, Aymeric Zaepfel et Dylan Nahi sont sur le 40x20m. Abel Serdio est le premier joueur exclu mais cela n’empêche pas les Espagnols de s’offrir trois buts d’avance (10-7, 18e) d’avance après le jet de 7m réussi par Ian Barrufet. Dylan Nahi réduit l’écart. Les arbitres espagnols Yon Bustamante & Javier Álvarez sifflent un second jet de 7m mais cette fois Charles Bolzinger s’interpose face à Ian Barrufet. Thibaud Briet délivre une passe décisive à Dylan Nahi. Les Bleus comptent un but de retard (9-10, 20e). Troisième jet de 7m et c’est… Ian Barrufet qui y retourne pour cette fois tromper Charles Bolzinger. Après 22 minutes de jeu, les pivots ne sont pas bien servis : ni Théo Monar, ni Nicolas Tournat n’ont réussi à marquer. Petar Cikusa ajuste le portier tricolore avant le premier but de Benjamin Richert. Mais c’est l’Espagne qui mène la danse avec cette fois Antonio Martinez à la conclusion (10-13, 25e). Le premier temps-mort de la partie est posé par Jordi Ribera. Nouvel arrêt de Gonzalo de Vargas (le 4e) qui empêche Dylan Nahi de conclure la montée de balle. Marcos Fis est logiquement sanctionné. Drevy Paschal réduit la marque sur penalty (11-13, 27e). Julien Bos sert Nicolas Tournat, son coéquipier à Nantes, qui ramène les Bleus tout près (12-13, 28e). Les Bleus enchainent les bonnes séquences défensives er retrouvent des solutions offensives avec surtout plus de précision au tir. Cette fois, c’est Thibaud Briet qui obtient un jet de 7m mais il voit Sergey Hernandez s’interposer devant Melvyn Richardson. La balle file en touche et, à moins d’une minute du terme, Talant Dujshebaev, pose son premier temps-mort. Nouveau service de Julien Bos pour Nicolas Tournat accroché au moment de tirer : et nouveau jet de 7m. Drevy Pascal s’y reprend à deux fois mais il égalise (13-13). Il reste une poignée de secondes mais le Kung-fu conclu par Ian Tarrafeta met l’Espagne devant après 30 minutes (14-13). Charles Bolzinger a signé 8 arrêts dont 1 sur jet de 7m. De l’autre côté, Gonzalo de Perez de Vargas est crédité de 5 arrêts. Sergey Fernandez est entré sur jet de 7m et a signé un arrêt.
Débuts tonitruants pour Romain Mathias
Drevy Paschal, Elohim Prandi, Théo Monar (avec Eliott Desblancs), Karl Konan, Melvyn Richardson et Benoît Kounkoud évoluent devant Romain Mathias qui réalise une parade sur le premier tir. Ian Tarafeta réussit à le tromper ensuite. Nicolas Tournat marque et de l’autre côté Antonio Seradilla écope d’une exclusion de 2 minutes. Mais Ian Barrufet ajuste Romain Mathias pour le 16e but de la Roja (16-14, 34e). Sergey Hernandez remporte son duel face à Nicolas Tournat, après un service d’Eliott Desblancs touché par Jan Gurri exclu par les arbitres espagnols. Romain Mathias stoppe un 2ee tir, cette fois de Ian Tarrafeta. Nouveau jet de 7m obtenu par Nicolas Tournat. Drevy Paschal voit sa tentative stoppée mais il récupère, comme plus tôt face à Perez de Vargas, et marque le 15e but tricolore. Victor Romero est à la conclusion d’une longue séquence espagnole. Et voilà le pays hôte qui prend à nouveau deux buts d’avance. Drevy Paschal, remarquablement servi par Nicolas Tournat, réduit la marque (16-17, 38e). Eliott Desblancs réplique à Ian Tarrafeta (17-81, 39e).
L’Espagne oppose une défense 1-5 et les Bleus déjouent : Imanol Gardianda redonne deux buts d’avance. Romain Mathias s’illustre à nouveau : il remporte son un-contre-un face à Garcianda. Comme Valentin Kieffer jeudi au Mans, le gardien d’Istres HB réalise une très belle entrée. Marcos Fis réplique à Melvyn Richardson et l’écart est à nouveau de +2 en faveur de la Roja (18-20).
Nedim Remili, le capitaine Ludovic Fabregas et Dika Mem, qui atteint aujourd’hui le cap des 150 sélections, entrent en jeu, après 44 minutes tandis que Romain Mathias se distingue à nouveau. Abel Serdio redonne trois unités d’avance (18-21, 44e) alors que les Bleus multiplient les scories. Bien lancé, Thibaud Briet force le cadenas à 9m. Dika Mem inscrit son premier but mais l’Espagne mène toujours les débats. Sur grand espace, Thibaud Briet sert, de loin, Yanis Lenne qui ajuste Sergey Fernandez. (21-22, 48e). Romain Mathias est à nouveau décisif et Thibaud Briet obtient un jet de 7m et Cikusa ira se reposer 2 minutes. Melvyn Richardson trompe Sergey Hernandez et voilà les Bleus revenus à la hauteur des locaux (22-22 ; 49e). Il reste 10 minutes à jouer et Jordi Ribera rassemble sa troupe. Mais, comme en première période, cet arrêt de jeu ne bénéficie pas au demandeur. Perte de balle espagnole et, derrière, Dylan Nahi marque avec un tir au premier poteau. 23-22 pour l’équipe de France devant pour la première fois de la partie, après 51 minutes. Ian Tarrafeta quitte ses partenaires : il semble touché à la cuisse droite. Il reste pile huit minutes à jouer quand Talant Dujshebaev appelle ses joueurs qui auront l’occasion de passer à +2. Mais Nedim Remili est sanctionné d’un marché. Ian Barrufet égalise finalement grâce à un jet de 7m.
La défense espagnole coulisse bien face aux mouvements des Français. À la limite du refus de jeu, Thibaud Briet trouve la faille. Il reste 5 minutes à jouer et les Bleus repartent à l’abordage après un nouvel arrêt de Romain Mathias. Les ballons de +2 sont galvaudés par les partenaires de Ludovic Fabregas. Nouvelle perte de balle et Marcos Fis s’illustre en égalisant (24-24, 57e). Les Bleus n’exploitent pas toutes les opportunités et l’Espagne repasse devant par Victor Romero. Ludovic Fabregas égalise mais le score restera de parité (25-25) à 28 secondes du terme. Jordi Ribera pose son troisième temps-mort mais derrière, Romain Mathias a fermé la boutique. Menée pendant 50 minutes, l’équipe de France aurait pu l’emporter avec trois opportunités de passer à +2 dans le money-time mais le score final reflète bien les forces en présence cet après-midi
STATISTIQUES
Espagne – France : 25-25 (14-13).
Ciudad Real, Quijote Arena, 6000 spectateurs.
Arbitres : Yon Bustamante et Javier Alvarez (ESP)
France :
Entraineur : Talant Dujshebaev
Gardiens : Mathias (8 arrêts / 21 tirs dont 0/1 pén), Kieffer, Bolzinger (9 arrêts / 22 tirs dont 1/3 pén),
Lenne (1/1), Richert (1/1), Rémili (0/1), Bos, Prandi (0/2), Richardson (5/7 dont 2/3 pén), Mem (1/2), Tournat (2/3), Desblancs (3/3), Fabregas (1/1), Paschal (4/7 dont 1/3 pén), Kounkoud, Nahi (3/4), Monar (1/1), Konan, Zaepfel (0/2), Briet (3/4)
Espagne :
Entraineur : Jordi Ribera
Gardiens : Perez de Vargas (5 arrêts / 16 tirs dont 1/2 pén), Hernandez (6 arrêts / 19 tirs dont 2/4 pén)
Serradilla, Gurri (4/10), Tarrafeta (6/10), Odriozola (0/1), Cikusa (1/1), Garciandia (2/5), Serdio (3/4), Fis (2/4), Bazan, Romero (2/3), Nevado, Guijarro (1/3), Martinez, Barrufet (4/5 dont 3/4 pén), El Korchi
Exclusions temporaires : Serradilla (10’, 32’), Serdio (18’), Fis (26’), Gurri (34’), Cikusa (48’)
DÉCLARATIONS
Talant Dujshebaev : Pour moi, le résultat est logique. Le plus important était que tout le monde puisse jouer aujourd’hui, et dix-neuf joueurs ont pu entrer sur le terrain. Tout le monde a pu apporter quelque chose à l’équipe, les jeunes joueurs ont aussi pu prendre de l’expérience. Bien sûr, on aurait aimé gagner mais je pense que le match nul est un bon résultat. Nous avons été meilleurs en défense qu’en attaque, mais comme j’ai dit, il faut continuer à travailler pour faire un petit peu moins d’erreurs. Tout le monde, que ce soit la défense ou les gardiens de but, a réalisé une belle performance. Comme je l’ai dit, il y a beaucoup plus de travail à faire sur le versant offensif, notamment en attaque placée. Quand nous allons jouer le premier match au mois de mai face à la République tchèque, nous aurons pu nous entrainer deux fois, peut-être trois. C’est impossible de tout changer aussi rapidement. Il faudra qu’on se souvienne de tout ce qu’on a travaillé avant et mettre un peu plus de continuité dans notre jeu défensif. Comme je l’ai dit depuis le début de la semaine, le temps va être notre meilleur ami, plus le temps va passer et plus nous allons progresser. Globalement, j’ai un très bon feeling cette semaine car j’ai vu beaucoup de secteurs où on pouvait s’améliorer mais aussi où nous avons des possibilités pour arriver à de meilleurs résultats.
Thibaud Briet : Je ne sais pas si le match nul reflète la partie mais il est pour moi très frustrant. On voulait tout gagner, on a des balles pour prendre l’avantage en fin de match qu’on ne convertit pas, donc c’est un peu frustrant. Mais vue la physionomie du match, le nul n’est pas déconnant. Mais on reste sur notre match, on voulait vraiment gagner. On ne prend que vingt-cinq buts, donc c’est une satisfaction même si j’ai la sensation qu’on peut encore faire mieux. On a eu des arrêts de gardiens mais sur quelques détails, on peut encore plus fermer la baraque. On va continuer à bosser pour régler ça. On peut quand même être content. C’est un plaisir de jouer ces matchs là, dans de belles ambiances et prendre encore plus d’expérience. Le public espagnol a mis une ambiance incroyable, on a vraiment tous pris du plaisir. C’est toujours bien d’avoir des moments comme ça, dans lesquels on peut progresser dans notre gestion du stress. Le plus compliqué, tactiquement, c’était de ne pas trop réfléchir pendant le match. Dans mon club, je connais tout par cœur et, jusque-là, c’était pareil en bleu, mais cette semaine, on a tout changé. L’objectif est de jouer libéré et ne pas réfléchir, de rester naturel pour pouvoir jouer en première intention.
Romain Mathias : Je suis assez content, les garçons m’ont tous mis à l’aise, en plus je fais un arrêt sur le premier tir, ça m’a mis en chauffe et aussi ça m’a aidé à m’enlever du stress. Ça m’a soulagé. On a fait un gros travail défensif, tous ensemble, et c’est toujours plaisant de pouvoir valider le travail de l’équipe. Ca m’a permis de bien être en place, en plus les copains ont touché deux ou trois ballons pour m’aider aussi. Quand Talant m’a dit que j’allais entrer, forcément, c’était un peu de stress, même si c’était prévu que je joue depuis le début de la semaine. Il y a eu du stress toute la semaine mais je suis soulagé maintenant. Même si on a fini sur un match nul, à l’extérieur, ça reste un bon résultat. J’aime bien ce genre d’ambiance, avec beaucoup de bruit, des gens qui poussent derrière. Avoir le public contre soi, c’est toujours sympa. Cette semaine a été très enrichissante pour moi, c’était mon premier stage avec le nouveau coach. Ça fait plein d’expérience emmagasinée et la semaine a été bonne, je suis plutôt content.
Ludovic Fabregas : Il y a eu beaucoup de bonnes choses dans ce match, un peu dans la continuité de la rencontre de jeudi. On a bien joué par moments, on a aussi fait quelques erreurs mais ça fait partie du moment dans lequel on se trouve, la construction d’un nouveau projet. C’est intéressant et positif. On est invaincu sur la semaine, c’est positif face à une équipe contre l’Espagne. C’est ce que j’ai dit à mes coéquipiers, on n’a pas perdu. Je pense que le coach est satisfait de la semaine, pas que de ce match-là. Jeudi, dans les attitudes, aux entrainements, on a mis le bon engagement. C’est de bon augure pour la suite, mais il faut qu’on progresse encore pour être une équipe encore plus solide et difficile à battre. Changer ce qu’on a l’habitude de faire en bleu, c’est difficile. Les consignes sont parfois contraires à ce qu’on faisait par le passé, mais parce que le jeu le demande. A nous de nous adapter, c’est ce qui va nous permettre d’avancer plus ou moins vite. Mais tout le monde va dans la même direction, les joueurs, le staff et la fédération. Aujourd’hui, on manque un peu de maitrise, on perd un ou deux ballons qui nous empêchent de l’emporter, mais il faut voir le positif. J’espère que ce match nul sera un motif d’espoir pour l’avenir.
LE groupe DE 20 JOUEURS
Gardiens : Charles BOLZINGER (Montpellier HB) – Valentin KIEFFER (Chambéry Savoie Mont Blanc HB) – Romain MATHIAS (Istres Provence HB)
Ailiers gauches : Dylan NAHI (Industria Kielce) – Drevy PASCHAL (Saint-Raphaël Var HB)
Arrières gauches : Thibaud BRIET (HBC Nantes) – Élohim PRANDI (Paris Saint Germain HB – Aymeric ZAEPFEL (PAUC Handball)
Demi-centres : Aymeric MINNE (Nantes HB) – Nedim REMILI (One Veszprém) – Eliott DESBLANCS (PAUC Handball)
Pivots : Ludovic FABREGAS (Cap, FC Barcelone) – Karl KONAN (Paris Saint Germain HB) – Théo MONAR (Industria Kielce) – Nicolas TOURNAT (HBC Nantes)
Arrières droits : Julien BOS (HBC Nantes) – Dika MEM (FC Barcelone) – Melvyn RICHARDSON (Orlen Wisla Plock)
Ailiers droits : Benoît KOUNKOUD (Industria Kielce) – Yanis LENNE (One Veszprém) – Benjamin RICHERT (Montpellier HB)
LE STAFF
Entraîneur : Talant DUJSHEBAEV / Entraîneur : Guillaume JOLI / Entraîneur gardiens : Jean-Luc KIEFFER / Préparateur physique : Olivier MAURELLI / Analyste vidéo : Vincent GRIVEAU / Médecin : Emmanuel BIDET / Kinésithérapeutes : Sébastien GAUTIER, Jean-Christophe MABIRE et Florian PATALAGOÏTY / Manager des équipes de France : Emmanuelle MOUSSET / Communication et relation médias : Hubert GUÉRIAU / Intendant : Alexandre MASSINON / Directeur Technique National : Pascal BOURGEAIS / Chef de délégation : Vincent GÉRARD / Vidéoman : Mathis BORONAT / Photographe : Baptiste FERNANDEZ
RÉSULTATS ET PROGRAMME DE LA SAISON 2025-26
MATCHS AMICAUX
Jeudi 19 mars à 20h00 – Le Mans – Arena Antarès : France – Espagne: 29-26 (16-15)
Dimanche 22 mars à 13h30 – Ciudad Real : Espagne – France : 25-25 (14-13)
MONDIAL IHF 2027 – 3E TOUR DES QUALIFICATIONS : RÉPUBLIQUE TCHÈQUE – FRANCE
Mercredi 13 mai à Brno (horaire à venir) : République tchèque – France
Dimanche 17 mai à 17h – CO’Met Orléans Arena : France – République tchèque