Blessé lors du précédent stage, Aymeric Minne a cette fois pu s’entrainer et jouer sous la conduite du nouvel entraîneur de l’équipe de France. Le demi-centre évoque la double confrontation face à la République tchèque ainsi que les axes de travail du collectif.
La large victoire décrochée en République tchèque vaut quasiment pour qualification pour le prochain Mondial. Sachant qu’il a fallu composer avec les absences d’Élohim Prandi, Dika Mem et la mise au repos de Melvyn Richardson, comment abordez-vous le match de dimanche ?
On a fait le travail en République tchèque. Maintenant, on voit plus loin. On travaille déjà pour le Mondial 2027. Les entraînements sont longs, environ deux heures, mais je pense que c’est une bonne chose qu’on ne s’attarde pas trop sur le match aller. On a fait la vidéo pour les corrections à apporter et maintenant on travaille plus globalement, pas spécifiquement sur ce match-là.
Oui, ça a décalé les choses avec les blessures des gauchers à droite. Du coup, je me suis retrouvé davantage avec les autres centraux. J’ai beaucoup joué sur le match aller. Mais moi, comme toujours, je prends ce qu’on me donne. J’ai pris beaucoup de plaisir à mettre en place des choses. On avait très peu de temps pour travailler et malgré ça, on a mis des choses en place.
À son arrivée à la tête des Bleus, talant Dujshebaev t’a nommé vice-capitaine aux côtés de Dika mem. En quoi cela change ta position dans le groupe ?
Oui, en tout cas c’est la volonté de Talant que je prenne de plus en plus de place dans ce groupe. Après, je ne vais pas aller contre ma nature non plus en parlant plus que d’habitude. Je suis demi-centre, donc j’ai l’habitude de corriger un peu à droite, à gauche sur le terrain, ou de partager mon ressenti avec mes coéquipiers. Je ne force pas les choses non plus. Avant les matchs, je ne prends pas plus la parole qu’avant. Je sais que ça viendra naturellement. Ça me donne plus de confiance en moi et dans le groupe, mais je ne veux pas non plus forcer les choses.
C’est mon premier stage avec Talant Dujshebaev. L’objectif était de voir comment ça fonctionnait. J’avais déjà vu un peu de l’extérieur au dernier stage, mais de l’intérieur, c’est différent. Et moi, je me régale avec les copains. Il y a une rigueur, c’est hyper sérieux, mais on arrive aussi à rigoler, à chambrer. J’adore ça.
Justement, comment as-tu ressenti le groupe tout au long de cette semaine ?
Bien. Je pense qu’on est tous contents d’être là et de se retrouver. Comme je l’ai dit, il y a eu une semaine très sérieuse. On avait envie de faire un très beau match là-bas. On a beaucoup travaillé et on voulait que ça se voie. Tout le monde avait envie de jouer et de bien jouer. Il y a forcément des choses à corriger, mais je trouve qu’on prend du plaisir et qu’on va dans le bon sens pour vivre un grand Mondial.