Après ses coéquipières ailières Chloé Valentini et Lucie Granier, Sarah Bouktit élue MVP, Lylou Borg a aussi été distinguée : meilleure jeune joueuse de la saison 2025-2026 EHF. Une récompense qui honore encore son club (Metz HB) et l’équipe de France où elle fait partie des jeunes joueuses désormais régulièrement convoquées par le sélectionneur national.
Comment as-tu appris cette distinction et comment l’accueilles-tu ?
J’ai appris la nouvelle grâce à un message de mon président, Thierry Weizman. Comme je suis en vacances, je ne regarde pas forcément les réseaux sociaux. Quant à la manière dont je l’ai accueillie, c’est évidemment une grande fierté. Je ne m’y attendais pas du tout. Le début de saison a été compliqué pour moi, puis sur la fin, Emmanuel Mayonnade m’a accordé plus de confiance. C’est vraiment une distinction à laquelle je ne pensais pas et je n’aurais jamais imaginé pouvoir la recevoir cette année.
Cette distinction intervient dans un contexte particulier pour Metz HB, puisque Chloé et Lucie figurent dans l’équipe-type, tandis que Sarah a également été élue MVP, une première pour une Française. Dans un sport collectif, est-ce encore plus satisfaisant de partager ces récompenses individuelles avec ses coéquipières ?
Oui, bien sûr. J’ai envie de dire que c’est avant tout une victoire collective. Nous sommes championnes d’Europe et, finalement, plusieurs joueuses de l’équipe sont récompensées individuellement. C’est juste formidable. Cela montre aussi qu’il y a du talent à tous les postes dans notre équipe : sur les ailes, au pivot, chez les jeunes joueuses. C’est vraiment une réussite collective dont tout le monde peut être fier.
Avant toi, Léna Grandveau avait été élue meilleure jeune joueuse de l’année par l’IHF il y a deux ans. Vous évoluez aujourd’hui ensemble. En tant que demi-centre, qu’est-ce que cette filiation t’inspire ? Existe-t-il, selon toi, une “école française” du poste qui séduit particulièrement ?
Peut-être. C’est vrai que nous n’avons pas exactement le même style de jeu, mais je m’inspire beaucoup d’elle, ainsi que de Petra Vamos, à l’entraînement. Elles réalisent des choses que je ne savais pas faire auparavant et elles me les apprennent au quotidien. Si je peux suivre leurs traces, ce sera avec grand plaisir. Mais si j’en suis là aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elles m’ont énormément apporté, aussi bien à l’entraînement qu’en match tout au long de la saison.
Au-delà de cette distinction, quels sont désormais tes prochains défis ?
Si je pouvais intégrer l’équipe de France, je ne refuserais pas cette opportunité. Mais ce n’est pas un objectif que je me fixe absolument. Je prends ce qu’il y a à prendre. Je sais que les places sont actuellement occupées par des joueuses qui les méritent pleinement. S’il faut attendre mon tour, j’attendrai. En attendant, mon objectif est de continuer à progresser avec Metz et, pourquoi pas, de réaliser à nouveau une saison exceptionnelle comme celle que nous venons de vivre, en remportant également le championnat.
