En stage à Capbreton depuis le 1er janvier au soir, Karl Konan et ses coéquipiers préparent l’EHF EURO 2026 qui débutera le 15 janvier face à la République tchèque, avant l’étape parisienne et le prestigieux Tournoi de France. L’un des piliers défensifs des Bleus fait le point sur l’état d’esprit du groupe, ses ambitions et son évolution personnelle.

Quel est l’état d’esprit du groupe depuis vos retrouvailles le jour de l’An ?

On est très heureux de se retrouver. Personnellement, je n’avais pas participé aux deux derniers stages, donc c’est toujours un plaisir de revoir les copains. D’autant plus avec les échéances importantes qui nous attendent. On avait hâte de recommencer à travailler ensemble.

À une dizaine de jours du début de la compétition, quel est l’esprit qui règne dans le groupe ?

Je dirais la motivation et l’excitation. On a envie d’écrire de nouvelles pages avec ce nouveau groupe, de proposer des choses nouvelles et d’incarner pleinement l’équipe de France actuelle.

Quel sera l’objectif sur ce Championnat d’Europe ?

Quand on porte le maillot bleu, l’ambition, c’est l’or ou rien. Il faut ensuite se donner les moyens d’y parvenir. Je pense que tout le monde est prêt et extrêmement motivé pour aller chercher ce titre.Mais dans les têtes, l’or remporté en 2024 précédemment est déjà derrière nous. On a tout mis de côté et on repart de zéro. On reconstruit, avec l’envie d’aller encore plus loin.

L’équipe de France a énormément gagné ces dernières années. Pour autant cela demeure extrêmement difficile de s’imposer. Les succès depuis trente ans n’ont-ils pas banalisé ces exploits ?

Je ne dirais pas qu’on les banalise. Mais cette culture de la victoire nous nourrit. C’est aussi ce qui explique pourquoi l’équipe de France reste au premier plan, que ce soit en handball ou dans d’autres sports. La rigueur et la régularité mises en place par les générations précédentes ont permis de gagner tous ces titres. À nous, aujourd’hui, de marcher dans leurs pas et de nous reconstruire à la même hauteur d’exigence.

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Quelles seront les clefs pour continuer à performer ?

La clef sera d’abord la communication et la cohésion. Ensuite, notre force d’adaptation sera essentielle. Chaque équipe va nous poser des problèmes différents. Il faudra être capables de s’adapter rapidement et d’avoir préparé plusieurs schémas défensifs.

Quels sont les axes de travail et les dispositifs spécifiques notamment en défense ?

On l’a déjà vu lors des derniers stages. On a travaillé une défense en 5-1, tout en restant solides sur notre base en 0-6 compact. Avec le potentiel de ce groupe, il y a énormément de possibilités. On cherche à mettre chacun dans les meilleures conditions, avec différentes adaptations.

Le stage se déroule à Capbreton. Est-ce important de changer parfois de cadre ?

Oui, le changement ne fait jamais de mal. C’est un très beau cadre, même si la météo est un peu fraîche (sourire). Cela permet de casser un peu la routine avant de retourner à la Maison du handball pour le Tournoi de France. Changer d’air, c’est parfois nécessaire.

Depuis ta première cape en mai 2021, tu es désormais reconnu l’un des piliers de cette équipe de France. Comment apprécies-tu cette évolution ?

Avec beaucoup de fierté. Je suis fier du chemin parcouru et je ne compte pas m’arrêter là. Je suis toujours extrêmement motivé quand je porte le maillot bleu. Je suis aussi reconnaissant de la confiance que les coachs et les joueurs m’ont accordée dès mon arrivée. Aujourd’hui, j’assume pleinement ce rôle et la responsabilité qui va avec.

Pour conclure, en ce mois début d’année, que peut-on te souhaiter ?

Sans hésitation : l’or.