Le Montpellier Handball a fait la passe deux coupes de France de suite, en remportant l’édition 2026 de la compétition nationale. La victoire face au HBC Nantes (27-24) lance parfaitement la fin de saison du club héraultais, qui disputera le weekend prochain les Finals de l’EHF European League.

Erick, comment te sens-tu après cette victoire ?

On est un peu vidé après une telle victoire. Ça s’est construit avec le temps, en première période, on défendait bien mais on ne faisait pas assez de stops. On était en place, avec beaucoup de densité, mais on n’arrivait pas à les attraper. J’ai aimé notre ossature défensive, la façon dont on a été capable d’être fort dans le secteur central, en les empêchant de tirer de loin tout en coupant leur relation avec le pivot.

En quoi l’absence de Thibaud Briet a-t-elle pu jouer en votre faveur ?

Je ne sais pas, mais on a essayé d’en tirer profit. Ils ont un équilibre avec lui, et cet équilibre aurait du être compensé avec Romain Lagarde, donc on a voulu insister là-dessus en attaque. Ca a plutôt été impactant et intéressant.

D’ailleurs Romain Lagarde prend rapidement deux fois deux minutes. Est-ce le tournant du match ?

Je ne sais pas car Nantes arrive à revenir et nous a presque fait un mauvais tour. Mais en tous les cas, c’était un élément important pour destabiliser leur plan B, en l’absence de Thibaud Briet.

Montpellier n’avait pas gagné de trophée pendant sept ans et vient d’en gagner trois en deux ans. Qu’est-ce que ça fait ?

On en veut plus ! Ca fait forcément plaisir d’autant plus que cette coupe de France, on ne nous l’a pas donnée. On bat Paris en demi-finale, Nantes, qu’on n’avait plus battu depuis des années, en finale. Ca faisait beaucoup de choses à surmonter et on l’a fait. C’est plutôt bien, même si ça n’efface pas notre irrégularité en championnat.

Quel goût a cette victoire en coupe comparée à celle de l’année passée ?

Le groupe s’est reconstruit à presque 50% l’été passé, il fallait forcément acquérir une expérience commune. Ca passe par la construction d’une expérience commune pour qu’on apprenne. Ce soir, on a montré qu’on avait un bel équilibre, avec des joueurs capables d’apporter chacun leur pierre à l’édifice.

Gagner la coupe de France deux années de suite, vous ne l’aviez pas fait depuis 2012 et 2013…

Ca montre la difficulté de la tâche ! Il faut avoir un peu de chance au tirage, prendre les matchs au sérieux et ne pas regarder trop loin trop tôt. Les matchs ne sont jamais dans des périodes simples à gérer et il faut un peu de réussite pour avancer dans le parcours. Et après, il reste toujours la finale à gagner, tout le temps contre une grosse équipe aussi motivée que la vôtre. Si peu de clubs arrivent à faire le doublé, c’est que la tâche est ardue.

Un mot sur la prestation de Rémi Desbonnet, qui est décisif same…

C’est ça, il est décisif ! Il a eu un moment un peu de moins bien mais il fait les arrêts importants au bon moment. Encore sur sept mètres, comme l’an dernier, même si cette fois, c’est dans le jeu. Malgré tout, il nous fait énormément de bien, la défense était aussi bien en place, j’ai aimé ce qu’on a été capable de produire dans ce secteur.

Maintenant, il faut tout de suite basculer sur la suite…

C’est sûr qu’on ne va pas avoir le temps de s’apesantir. On ne peut pas galvauder le match de mardi soir à Saint-Raphaël parce qu’il faut garder cette troisième place. Donc on va essayer de bien récupérer, avant de vite monter dans le bus direction Saint-Raphaël. C’est forcément plus simple quand on gagne, mais quand même, ça a été un gros combat ce soir, il ne faudra pas avoir les jambes trop lourdes…

Et après, le Final Four de l’European League à Hambourg…

Ca sera encore plus compliqué. L’année passée, on avait un peu pris en pleine face l’enchainement des deux matchs face aux équipes allemandes en Allemagne, cette année, le schéma est similaire et on sait à quoi s’attendre. Est-ce que l’expérience va nous être utile ? Je ne sais pas encore, on le saura vraiment après coup. Ce qui est sûr, c’est qu’on va avoir très peu de temps pour travailler avant cette grosse échéance, mais qu’on a faim de titres.

On suppose que ça sera sans Diego Simonet…

On verra bien, je fais confiance au staff pour le remettre en selle ! On le sait qu’il a les chevilles en carton, il lui reste cinq matchs à jouer, je suis persuadé que s’il peut ne serait-ce nous aider un petit peu, il le fera. On va investir dans du strap !