Les représentants des clubs qui ont réussi à décrocher les dix labels délivrés par la FFHandball ont été reçus à la Maison du handball avant d’assister aux finales de la Coupe de France présentée par la Caisse d’Epargne. Un week-end organisé par le service de la performance sociale qui a permis de récompenser les clubs qui ont réussi la prouesse d’obtenir les dix labels valorisant leur dynamisme et leur ancrage sociétal.
Les souvenirs sont encore bien présents. Pour Emma Coindevel-Valliamée du club de l’ES Besançon, « le week-end s’est super bien passé avec une organisation au top. Je n’avais jamais eu l’opportunité de visiter la Maison du handball. Idem, nous avons découvert l’Accor Arena où nous avons assisté à toutes les finales, en particulier la finale Handfauteuil avec le club de notre territoire de Franche-Comté : l’US Lédonienne… » Celle qui suit actuellement la formation du titre IV auprès de la ligue Bourgogne Franche Comté confie avoir beaucoup apprécié d’assister à la finale hand sourd « une pratique que l’on aimerait mettre en place dans les prochains mois. » L’ES Besançon, incarnée par son équipe féminine de la Ligue Butagaz Énergie, a d’autres ambitions que le haut niveau. « Nous avons pour projet de développer la section amateur et les pratiques en dehors de la compétition. Il est certain que décrocher les 10 labels et la reconnaissance de la fédération, encouragent les partenaires à nous soutenir. »
Dix sur dix aussi pour Locmaria
Lors de la première campagne, Locmaria handball avait obtenu trois labels. Prémices du dossier présenté lors de la deuxième campagne qui a permis au club breton de décrocher un joli 10 sur 10. Même s’il connaissait déjà la Maison du handball en raison des formations qu’il a suivies, Damien Nedelec n’a pas boudé son plaisir. « C’était un très bon moment bien organisé et sympa. Une reconnaissance pour tout le travail réalisé en club », indique celui qui fut auparavant l’adjoint de Pablo Morel au Brest Bretagne Handball avant d’officier comme coordinateur sportif du Locmaria handball. « La rencontre avec les autres participants a permis d’évoquer nos différentes problématiques, c’était très positif. » Le club du Morbihan compte 400 licenciés avec deux ententes symbolisées par l’accession en N2 des collectifs féminin et masculin. « Ce n’est pas une finalité en soi. Ce n’est pas la recherche du haut niveau qui nous anime car nous sommes plus un club formateur, c’est notre ADN. » Un club dont sont issus notamment Pauline Coatana, Maud Eva-Copy et Timothée Boschet. « Notre club situé en bord de mer se prête bien au Beach », conclut Damien Nedelec.
Vraiment trop d’honneur ?
Mathieu Reuille n’en est pas revenu. « Cette invitation m’a étonné car elle ne faisait pas partie des récompenses écrites dans le dossier des labels. Je dois dire que ce fut une bonne surprise. » Il représentait son club qui a décroché les 10 labels lors de la dernière campagne de labélisation. Le club de la Ligue des pays de la Loire compte 500 licenciés et doit jongler avec les créneaux d’entrainement pour accueillir tous ses sociétaires « Avec Guillaume, également membre du Saint Nazaire Handball, on ne connaissait pas du tout la Maison du handball. Et franchement, c’est vraiment top. Je remercie Justine Bouzat qui nous a super bien accueilli. On avait parfois vu des petits extraits sur les réseaux lors des rassemblements des équipes de France. On se dit que l’endroit est idéal pour travailler dans les meilleures conditions. On aurait du mal à imaginer plus de confort et dans la recherche de performances. » La Maison du handball accueille régulièrement des séminaires et des manifestations, une façon d’optimiser les ressources de l’outil. « Cela nous a fait sourire d’effectuer la visite pendant le championnat d’Europe de massage dans le gymnase. C’est logique de mettre ce bel outil au service d’autres choses. » Les représentants des dix-huit clubs labelisés ont ensuite pris la direction de l’Accor Arena de Paris. Mathieu Reuille avait un souvenir lointain de son premier passage dans l’enceinte posée sur les quais de Bercy. « J’étais venu il y a une vingtaine d’années, j’avais alors 11 ans et je me souvenais du gazon tout autour. J’ai redécouvert la salle qui est superbe. Outre les finales, j’ai bien apprécié toutes les animations proposées dans l’anneau autour des tribunes. » Le dirigeant du club de Saint-Nazaire a apprécié la reconnaissance fédérale. « C’est presque trop d’honneur de se retrouver au milieu du terrain… La fédération avait mis les petits plats dans les grands. Cela met en lumière les clubs qui ont coché tous les critères de la performance sociale. »