À Seulement 23 ans, Sarah Boukit dispute déjà sa quatrième compétition internationale majeure. La sociétaire de Metz HB est ambitieuse et vise de continuer à performer sur le poste, richement doté, de pivot.
Encore jeune et déjà expérimentée. Comment te positionnes-tu dans le groupe aujourd’hui ?
C’est difficile à définir. J’ai vécu plusieurs compétitions, mais de manière très différente. Au Mondial 2023, j’ai eu beaucoup de temps de jeu et de responsabilités. Ensuite, c’était moins le cas. À l’Euro, un peu plus, mais aux Jeux, je n’ai quasiment pas joué. Donc oui, c’est compliqué de savoir où me situer. J’ai aussi engrangé de l’expérience en club avec la Ligue des Champions, ce qui peut me donner un statut dans l’équipe. Mais je reste jeune et il faut que j’assume : c’est moi qui ai voulu commencer tôt et j’ai travaillé pour ça. J’espère surtout qu’on me fait confiance, et je serai là pour répondre aux responsabilités qu’on me donne.
Avec Pauletta Foppa et Oriane Ondono, vous êtes trois pivots performantes. Comment gères-tu cette concurrence ?
Franchement, c’est une concurrence saine. On est vraiment là les unes pour les autres. Si j’ai des difficultés, je peux m’appuyer sur elles, et inversement. On performe toutes les trois et pour l’instant, le temps de jeu est bien partagé. Et c’est important : personne ne peut jouer une heure par match pendant toute une compétition, c’est trop dur. On l’a vu à l’Euro : à la fin, certaines étaient vraiment usées. Et puis on défend souvent à deux pivots, donc la concurrence aurait pu être plus rude si on jouait strictement une par une. Là, on est même complémentaires. On a des profils différents et le staff nous utilisera selon les adversaires. Moi, j’aime cette concurrence, et défendre avec les autres pivots. On a une connexion, on voit les choses de façon assez similaire, c’est agréable.
Tu as aussi une vraie corde supplémentaire : les jets de 7 mètres. C’est important pour toi ?
Je suis quelqu’un qui adore marquer, qui préfère l’attaque à tout le reste. Le tir, j’aime trop ça. Je travaille beaucoup ce secteur : des nouveaux tirs, même des trucs un peu créatifs. Je suis contente que Seb me fasse confiance sur les 7 mètres. À moi de prouver qu’il a raison et de les mettre. Pour l’instant, ça se passe bien.