Première Calédonienne à disputer un Mondial, Suzanne Wajoka a réalisé une entrée fracassante face à la Tunisie. Élue meilleure joueuse du match grâce à un remarquable 10 sur 10, elle revient sur cette performance qui l’a lance idéalement dans le Mondial.

Comment as-tu vécu, face à la Tunisie, tes débuts dans un championnat du monde ?
Honnêtement, je n’étais pas vraiment stressée. J’étais surtout excitée. J’avais une petite boule au ventre parce que c’était ma première grosse compétition internationale, mais ce léger stress m’a plutôt aidée à entrer dans le match. Et puis, je suis très bien entourée : les filles nous ont parfaitement intégrées. Je me sens bien dans le groupe, et ça m’aide encore plus à m’exprimer sur le terrain.

Avec Nina Dury, vous êtes deux jeunes aillières, toutes les deux nouvelles et sans une « cadre » habituelle comme Chloé Valentini à vos côtés. Comment gérez-vous cette situation ?
C’est vrai que d’habitude, une nouvelle arrive avec une ancienne pour l’accompagner. Là, on se retrouve toutes les deux sur la même ligne de départ. Au début, ce n’était pas simple, car on partageait le même stress et le même besoin de trouver nos marques. Mais finalement, on forme un bon duo : on se tire vers le haut, on met nos qualités en commun et on assume nos responsabilités. Je ne parlerais pas de concurrence, mais d’émulation positive.

L’équipe de France est reconnue pour sa défense et ses montées de balle rapides. Comment travailles-tu le timing avec les gardiennes, notamment avec Hatadou Sako et Floriane André ?

Au début, on n’avait pas encore le bon timing. On a beaucoup travaillé à l’entraînement pour établir cette relation. Les gardiennes me disent quel rythme adopter, comment partir, et dans quelles situations elles sont le plus à l’aise pour relancer. Et puis, Metz est une équipe qui mise énormément sur les contre-attaques, donc c’est un domaine que je travaille déjà beaucoup en club. Aujourd’hui, on est connectées : les montées de balle deviennent naturelles.