À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et du match de l’équipe de France féminine à Metz, la Fédération française de handball poursuit le déploiement de son programme Femmes Engagées. En collaboration avec la Ligue Grand Est et le Comité de Moselle, dix femmes ont pu participer à ce nouveau temps d’échanges.

Un an après le premier projet pilote à Besançon, la FFHandball et son programme Femmes Engagées ont pu d’ores et déjà accompagner et former une soixantaine de femmes à travers la France. Pour cette date symbolique du 8 mars, la Fédération, en marge du match de l’équipe de France féminine contre la Croatie, a organisé un nouveau temps de travail en lien avec la Ligue Grand Est et le Comité de Moselle. Au total, dix femmes du territoires ont pu échanger sur leur parcours, leurs engagements et les problématiques rencontrées. Pour donner le coup d’envoi de cette journée qui se déroulait dans les locaux du comité mosellan, les discours d’ouverture de Jean-Louis Dugravot (Président de la Ligue Grand Est), Gabrielle Fara (Directrice Générale de la Ligue), Corinne Rochel (Présidente du Comité de Moselle) et Sylviane Pivati (Directrice Générale du Comité) ont offert une diversité de points de vue sur un territoire précurseur concernant la féminisation.

Avant de participer au premier atelier de la journée, les participantes du programme ont pu écouter le témoignage d’Alexandra Hector, championne du monde 2003 et responsable du Pôle féminin de la Ligue Grand Est, et échanger sur son parcours de joueuse professionnelle et d’entraîneure. À la suite de cette rencontre, l’atelier  » Qui suis-je » a permis aux Femmes Engagées de présenter leur parcours, identifier leurs ambitions et leurs projets, tout en échangeant sur leurs succès et les difficultés qu’elles peuvent rencontrer au quotidien. L’atelier a fait émerger des échanges riches entre les participantes et a montré l’engagement des femmes sur tous les terrains.

Pour clôturer cette journée, les participantes ont pu découvrir le parcours de Laetitia Fritsch, directrice de la Banque Digitale de la Caisse d’Epargne Grand Est. Cette discussion a donné la possibilité de valoriser un engagement féminin hors du handball et de nourrir des échanges transversaux entre monde professionnel et monde sportif.

Les dix femmes engagées du territoire Grand Est : Cécile DEFAUCHEUX (Arbitre) ; Valérie PARISY (Arbitre) ; Corinne ROCHEL (Dirigeante) ; Maéva DI FRANCO (Dirigeante) ; Déborah ABECASSIS (Entraîneure) ; Margot FURLING (Entraîneure) ; Delphine BRETON (Dirigeante) ; Lauryn BOUCHE (Joueuse) ; Christiane DUTEURTRE (Élue égalité) ; Elise SOMME (Salariée égalité)

quelques chiffres clés

  • 50% de parité observable au sein de la présidence des comités du Grand Est,
  • 42% de taux de licenciées au sein du Comité de Moselle,
  • En 2025, le Comité de Moselle a passé la barre historique des 3000 licenciées.

DÉCLARATIONS

Jean-Louis Dugravaut, Président de la Ligue Grand Est : « Le Grand Est est un berceau historique du handball féminin. En cette journée du 8 mars, nous sommes fiers d’accompagner le Programme Femmes Engagées. Cet évènement illustre notre engagement quotidien pour le sport féminin. Je voulais remercier toutes les femmes qui œuvrent au sein des clubs, des Comités et de la Ligue. » 

Corinne Rochel, Présidente du Comité de Moselle et participante du programme Femmes Engagées
« Historiquement, le handball féminin a une belle vitrine sur le territoire. On a beaucoup de jeunes filles qui s’orientent vers le handball. L’année dernière, pour la première fois, nous avons passé la barre des 3000 licenciées. Sur le territoire, nous n’avons plus de soucis à avoir une femme présidente de comité. Les parcours comme celui de Sylviane Pivati ont été des exemples, c’est important d’avoir des personnes moteurs qui bousculent un peu tout pour pouvoir avancer ». 

Sylviane Pivati, Directrice Générale du Comité de Moselle : « Employée au Comité de Moselle en 1982, j’ai été la première femme embauchée au sein d’un comité. Le président de l’époque m’a beaucoup aidé et accompagné dans ma formation professionnelle, même si j’ai souvent été la seule femme. J’ai vécu beaucoup d’injustices dans les différentes fonctions que j’ai pu avoir. Aujourd’hui, la situation s’est améliorée mais il reste encore beaucoup de travail. C’est une fierté d’avoir pu notamment convaincre la présidente actuelle du Comité de prendre ce poste et de l’accompagner dans sa fonction ».

Gabrielle Fara, Directrice Générale de la Ligue Grand Est : « À travers mon poste de Directrice Générale, j’ai dû construire au fur et à mesure ma légitimité et j’ai compris, qu’en tant que femme, il fallait toujours en savoir un peu plus pour être prise au sérieux. C’est encore assez rare d’avoir des femmes présidentes de comité et directrices de ligue, il faut montrer que nous sommes présentes et que nous sommes compétentes que sur ces fonctions ».