Après quatre années à Celles-sur-Belle, les Interligues Féminins retourneront dans la ligue Occitanie du 13 au 15 mars, du côté de Tournefeuille (Haute-Garonne). L’occasion pour les meilleures jeunes des générations 2010, 2011 et 2012 de montrer leurs savoir-faire, sous les yeux des techniciens fédéraux.

C’est une nouvelle page de l’histoire des Interligues féminins qui va s’écrire le weekend prochain du côté de Tournefeuille. Après quatre années du côté de Celles-sur-Belle, la compétition va se déplacer un peu plus au Sud-Ouest, dans la périphérie de Toulouse. « Ce n’est pas vraiment une première, puisqu’on avait déjà reçu la compétition en 2021, un peu dans l’urgence du fait du COVID », rappelle Patrick Monselet, le responsable de la commission organisation événements au club de Tournefeuille. « Nous avions trouvé le moment très intéressant, et la mairie était partante pour accueillir de nouveau les quatorze équipes. » Il faut dire que les installations du club, avec deux gymnases adjacents de 500 et 250 places, offrent de parfaites conditions pour les joueuses le temps des trois jours de compétition. Les chiffres restent impressionnants à l’échelle d’un club amateur : 70 bénévoles, 2500 repas servis sur trois jours, 300 personnes à héberger. « C’est un beau challenge, mais c’est l’occasion de mettre le club en lumière. Il y a cinq ans, des filles s’étaient licenciées chez nous après avoir entendu parler des Interligues, et on espère le même type de retombées cette année », continue Patrick Monselet, dont le club a remporté l’organisation de l’événement jusqu’en 2027.

L’équipe de la ligue locale sera la tenante du titre, après avoir remporté la finale la saison passée à Celles sur Belle. Cette année, ce sont des jeunes joueuses des générations 2010/2011 et 2012 qui vont s’affronter pendant trois jours pour soulever le trophée dimanche soir. « Les interligues permettent de resserrer le maillage débuté lors des trophées Michel Barbot, anciennement intercomités. C’est sur cette compétition, et en collaboration avec les collègues des pôles, qu’on va pouvoir affiner nos sélections nationales », explique Eric Baradat, le responsable du Parcours de Performance Fédéral (PPF) féminin à la FFHandball. « Après les trophées Michel Barbot, la photo est souvent assez floue, avec beaucoup de joueuses jeunes et en pleine transformation biologique et morphologique. Aux Interligues, la photo est beaucoup plus claire, on a une idée plus précise des compétences de chaque joueuse », continue-t-il, avant d’ajouter : « Mais attention, cette évaluation aux Interligues, c’est un filtre important, mais pas définitif. »

Le complexe des Quefets et ses deux salles adjacentes accueilleront l’édition 2026 des Interligues Féminins // Photo Tournefeuille HB

Plusieurs axes d’évaluation vont être observés par Eric Baradat et ses collègues du PPF féminin lors des trois jours des Interligues, en complément du travail effectué dans les pôles tout au long de la saison. Et si quelques éléments peuvent différer d’une joueuse à une autre, un critère est incontournable pour toutes les joueuses. « Il y a un seuil de qualité physique, notamment au niveau du train inférieur, sous lequel on ne passe pas. Il n’y a pas d’accès au haut niveau sans une certaine explosivité et sans une certaine motricité » détaille le responsable du PPF. Mais si ce critère, testé lors des stages nationaux notamment, est incontournable, pour le reste, les facteurs de taille ou de puissance ne sont pas des critères d’exclusion. « Nous sommes ouverts à l’atypie, si une joueuse n’est pas gigantesque en taille mais possède des qualités de vitesse extraordinaires, elle peut tout à fait nous intéresser » continue-t-il. Les Interligues restent néanmoins un exercice d’évaluation compliqué, notamment à cause des pratiques différentes des joueuses : « Il faut mettre un filtre concernant le nombre d’années de pratique. Aux Interligues, on a des profils qui ont commencé le hand à six ans, et d’autres à douze ans. On n’attend pas la même chose au vu du nombre d’années de pratique, et c’est important de garder ça en tête. »

Les joueuses détectées lors des Interligues de ce weekend seront ensuite convoquées, dès septembre prochain, sur les stages nationaux U16 et U17, pour avoir la possibilité d’intégrer les équipes de France jeunes. Une filière que le club de Tournefeuille connait bien, puisqu’il compte dans son effectif de Nationale 2 Maëlle Landriau, une des gardiennes appelées en équipe de France U20. « Nous sommes un des plus gros clubs d’Occitanie, et cela fait toujours plaisir qu’une de nos joueuses soit appelée à ce niveau » sourit Patrick Monselet. « Nous sommes situés à côté de Toulouse, qui est une grosse ville universitaire, et cela nous parait important que le nom de la ville soit mis en lumière pendant un weekend. Organiser les Interligues, dans le milieu du handball, ça montre les capacités d’organisation d’un club. » En 2021, dans des circonstances inédites, le club de Tournefeuille avait su montrer sa capacité d’organisation. Nul doute que cette fois, dans des circonstances normales, la fête ne sera qu’encore plus belle.

Les poules : 

Poule 1 : Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Région Sud-Corse

Poule 2 : Nouvelle Aquitaine, Île-de-France 1, Normandie, Nouvelle Calédonie/Tahiti

Poule 3 : Auvergne Rhône-Alpes, Grand-Est, Centre-Val de Loire, Île-de-France 2

Poule 4 : Occitanie, Hauts-de-France, Ile-de-France, Réunion/Océan Indien

Tous les matchs seront diffusés sur la page YouTube du Tournefeuille Handball, à retrouver ici.

Palmarès : 2025 : Occitanie ; 2024 : Auvergne Rhône-Alpes ; 2023 : Auvergne-Rhône-Alpes ; 2022 : Grand-Est ; 2021 : Nouvelle-Aquitaine ; 2019 : Bretagne