De retour dans la ligue Bourgogne Franche-Comté, les Interpôles féminins ont été un véritable succès, sur et en dehors du terrain. Et sur le 40×20, c’est le pôle Centre-Val De Loire qui s’est imposé, en prenant le meilleur sur les hôtes du pôle Bourgogne Franche-Comté (19-13) en finale. Le tout dans une belle ambiance et la convivialité.
En ce mardi soir, il y avait une certaine logique à retrouver les pôles Bourgogne Franche-Comté et Centre-Val De Loire en finale des Interpôles féminins, sur le terrain du Palais des Sports de Besançon. Logique, car les deux formations avaient remporté leurs six rencontres en phase de poules, une première partie de compétition répartie sur quatre jours. Les locales n’avaient pas fait de quartier, renversant d’ailleurs logiquement le pôle Ile de France, tenant du titre, lundi matin (24-17). Tout au long des cinq jours, les deux équipes se sont appuyées sur des collectifs complets, avec de temps de jeu bien répartis et des collectifs où les quatorze joueuses avaient un rôle à jouer. Le tout, dans une compétition où les quatorze pôles (12 métropolitains et deux d’outre-mer) ont pu mettre en valeur leurs savoir-faire. « Globalement, nous avons eu une compétition de très belle tenue. La cible a été atteinte du point de vue organisationnelle et logistique et le site de Besançon a répondu aux challenges proposés. Les Interpôles ont comme vocation d’exposer les joueuses au secteur pro, et le site a été un véritable vecteur sur le sujet, » explique Eric Baradat, le responsable du Plan de Performance Fédéral (PPF) féminin.
En finale, il a fallu attendre le début de la deuxième période pour que le Centre-Val De Loire se détache. Seulement en tête de deux buts à la pause (12-10), les joueuses de Jonathan Mouton ont appuyé sur l’accélérateur après la pause, pour prendre quatre longueurs d’avance en l’espace de trois minutes, puis même cinq à dix minutes de la fin, sous la houlette d’une Mila Guegan en grande forme (7 buts). Avec un tel matelas, difficile pour les Franc-Comtoises de recoller. Solele Pinska, dans la cage de BFC, aura beau multiplier les parades, rien n’y a fait et Centre-Val De Loire s’est finalement imposé sans bavure (19-13). Le vainqueur de la saison passée, le Pôle Ile de France s’est classé à la dixième place tandis que c’est la Bretagne qui complète le podium.

Dans les détails, Eric Baradat tire un bilan très positif de ces cinq jours de compétition. « On sent qu’il y a une élévation des savoir-faire dans le domaine défensif, on voit des joueuses de 17 ou 18 capables de réaliser des gestes techniques qu’on ne voyait pas sur la même tranche d’âge il y a dix ans, » note le responsable du PPF féminin. « En revanche, j’ai l’impression que la culture défensive est sous développée. Peut-être que si les joueuses se mettent autant en avant en attaque, c’est que les défenses ne leur posent pas les bons problèmes. » De même, le technicien note que la génération 2008/09 comporte de nombreuses gardiennes de but de qualité. « Il y a quelques années, on mettait dans les buts des filles qui n’aimaient pas courir. Désormais, les gardiennes possèdent bien plus de qualités physiques, et sont donc bien plus efficacées. »
En revanche, Eric Baradat a pu remarquer que les deux pôles ultra-marins avaient souffert tout au long des cinq jours de compétition. Sans possibilité pour les joueuses qui en font partie de jouer en Nationale 2 ou en Nationale 1, elles ont logiquement eu du mal face à des équipes constituées de joueuses qui évoluent régulièrement à ce niveau. « Même si ces deux pôles montrent des avancées réelles, » note-t-il, avant de terminer sur un bilan plus global : « Les territoires les plus organisés et les plus structurés pour aller chercher des joueuses à potentiel performent logiquement plus. Quelques territoires doivent néanmoins s’interroger sur leur politique de détection, comme on a pu le faire de manière plus globale. Ils se doivent d’être plus prospectifs pour aller chercher des joueuses peut-être moins armées à 12 ou 13 ans, mais qui ont une vraie panoplie pour aller performer à 17 ou 18 ans, et peut-être moins court-termistes. »
Les 14 pôles espoirs : Antilles/Guyane ; Auvergne-Rhône-Alpes ; Bourgogne-Franche-Comté ; Bretagne ; Centre-Val de Loire ; Grand Est ; Hauts-de-France ; Île-de-France ; Normandie ; Nouvelle-Aquitaine ; Occitanie ; Pays de la Loire ; Région Sud ; Réunion/Mayotte.
Palmarès : 2026 : Centre-Val De Loire ; 2025 : Île de France ; 2024 : Grand Est ; 2023 : Nouvelle-Aquitaine ; 2022 : Bretagne ; 2021 : pas de compétition ; 2020 : Bourgogne-Franche-Comté ; 2019 : Centre- Val de Loire ; 2018 : Bourgogne-Franche-Comté.