Après six ans à Bourg de Péage, les Interpôles féminins font leur retour à Besançon du 30 janvier au 3 février. L’occasion pour les joueuses des quatorze pôles (12 en métropole, 2 d’outre-mer), âgées de 15 à 17 ans, de se mettre en valeur. Mais aussi d’aller chercher la première place du podium.

C’est un peu la fin d’une époque. Après avoir posé leurs valises à Bourg de Péage de 2018 à 2025, les Interpôles féminins vont migrer un petit peu plus au nord et mettent le cap sur le Palais des Sports de Besançon. Un lieu loin d’être inconnu pour la compétition fédérale, puisque la cité bisontine a déjà organisé l’événement de 2008 à 2013. « Nous sommes une terre de handball féminin, avec deux clubs de Ligue Butagaz Energie, un de deuxième division et de nombreuses filles présentes en équipe de France sont passées par notre ligue. Il nous a semblé assez logique de postuler afin de continuer à accompagner une filière féminine qui fonctionne, » explique Marie-Albert Duffait, le président de la Ligue Bourgogne Franche-Comté. Le site de Bourg de Péage était bien candidat pour continuer à organiser la compétition, mais le Comité Directeur de la FFHandball a choisi de donner une nouvelle orientation aux Interpôles. « J’ai une pensée pour mes amis de Bourg de Péage, qui ont fait un travail remarquable pendant six ans. On a voulu créer une nouvelle dynamique en offrant l’organisation à la ligue Bourgogne Franche-Comté, la différence s’est vraiment faite sur des détails, » appuie Eric Baradat, le responsable du Plan de Performance Fédéral (PPF) féminin.

Cette édition des Interpoles ne se résumera pas uniquement à 49 matchs disputés par 14 équipes, répartis sur cinq jours, mettant aux prises au total 224 joueuses. La ligue Bourgogne Franche-Comté compte faire de ces Interpoles une véritable occasion pour le handball local et national de se réunir et d’échanger. « On ne veut pas que les Interpoles soient juste du handball sur le terrain. Nous organisons, dans le même temps, un carrefour de formations. Ce sera aussi l’occasion de réunir les présidents de comité le samedi après-midi pour discuter, mais aussi d’avoir un temps de réflexion sur les incivilités, avec un ancien handballeur et ancien membre du GIGN, » continue Marie-Albert Duffait, le président d’une ligue qui bouge. En effet, des animations seront également mises en place, avec des démonstrations de HandFauteuil et de Hand à 4, dont les comités ont acheté un terrain chacun, afin de faire découvrir cette nouvelle pratique.

Le Palais des Sports Ghani Yalouz de Besançon accueillera les Interpôles féminins 2026 // Photo FFHandball – Icon Sport

Côté logistique, ce seront entre 60 et 70 bénévoles qui assureront la bonne tenue de l’évènement, qui sera suivi de près par les techniciens fédéraux. Le sélectionneur de l’équipe de France A Sébastien Gardillou viendra voir les meilleures joueuses suivies dans le cadre du PPF, tout comme Eric Baradat. Le responsable nous explique d’ailleurs les enjeux de la détection fédérale sur la tranche d’âge 15-17 ans. « C’est l’âge de l’adolescence. La réalité d’une joueuse de 12 ans, qu’on revoit à 13 ou 14 ans sur les Interligues, n’est pas la même à 16 ou 17 ans, » explique Eric Baradat. « Ces joueuses, dans le cadre du Plan de Performance Fédérale ont l’obligation de jouer à minima en Nationale 2. Elles ont toutes des capacités physiques indéniables, mais sur les Interpoles, on va pouvoir aussi jauger leurs capacités mentales, notamment car elles jouent sept matchs en cinq jours. »

L’année passée, c’est le Pôle Ile-de-France qui s’était imposé, en battant en finale le Pôle Bretagne, au bout de cinq jours festifs et conviviaux. Cette édition 2026 ne devrait pas déroger à la règle. « Ca va être une vraie fête du handball féminin, une véritable occasion de rassembler tous les acteurs autour d’un bel événement, » prévient le président de la ligue BFC. Qui espère bien que le pôle local ait son mot à dire dans la compétition.

Les 14 pôles espoirs : Antilles/Guyane ; Auvergne-Rhône-Alpes ; Bourgogne-Franche-Comté ; Bretagne ; Centre-Val de Loire ; Grand Est ; Hauts-de-France ; Île-de-France ; Normandie ; Nouvelle-Aquitaine ; Occitanie ; Pays de la Loire ; Région Sud ; Réunion/Mayotte. 

Palmarès : 2025 : Île de France ; 2024 : Grand Est ; 2023 : Nouvelle-Aquitaine ; 2022 : Bretagne ; 2021 : pas de compétition ; 2020 : Bourgogne-Franche-Comté ; 2019 : Centre- Val de Loire ; 2018 : Bourgogne-Franche-Comté.