Alors que les anciennes finalités Intercomités évoluaient cette saison vers un nouveau format, avec sept Trophées Michel Barbot décernés chez les filles et les garçons, la nouvelle formule a été une réussite, que ce soit sur le terrain, ou en dehors.

Jamais simple de faire évoluer une formule en place depuis plus de trente ans et qui a vu passer de nombreux jeunes âgés de 13 et 14 ans, connaissant là leurs premières émotions en sélections territoriales. Pourtant, dans un souci d’encore mieux détecter les jeunes joueurs, la FFHandball a mis en place, depuis cette année, les Trophées Michel Barbot, qui avaient lieu en ce weekend de Pâques. Au menu, sept tournois masculins et autant féminins. « Au vu des premiers retours que nous avons eu des délégués techniques sur site, il semblerait que le changement de formule se soit avéré plutôt adapté », explique Jacky Bertholet, le responsable du Parcours de Performance Fédéral (PPF) masculin à la FFHandball. « Sportivement, tous les plateaux ont été intéressants et ont été observés, chez les garçons, par deux personnes. Au niveau arbitral, les retours ont été positifs également, et les jeunes arbitres ont pu être accompagnés par des référents spécifiques. »

Sur le terrain, les différents plateaux ont tenu toutes leurs promesses. Rien que chez les garçons, trois des sept finales ont été décidées aux tirs aux buts. « Toutes les équipes s’y sont retrouvées, d’autant que la plupart des plateaux ont été très relevés. Auparavant, on pouvait accéder aux finalités nationales intercomités en se qualifiant via des finalités inter-régionales au niveau aléatoire », appuie Jacky Bertholet. « Cette fois, nous avons sept équipes championnes chez les filles et sept chez les garçons, et le niveau entre tournois semble avoir été plus homogène. » Quatre comités ont réussi la performance de remporter un Trophée Michel Barbot chez les filles et chez les garçons : Gironde, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne et Pyrénées-Atlantiques. Le tout dans une ambiance bonne enfant et conviviale. « C’était un objectif lorsque nous avons choisi d’introniser ce nouveau format, de garder la joie que procuraient les finalités intercomités. De ce que j’ai pu avoir comme retour, que ce soit sur le terrain ou en dehors, on a eu le droit à une belle fête. »

La formule des Trophées Michel Barbot a pu permettre aux techniciens présents sur les plateaux d’observer beaucoup plus de joueurs, puisque tous les comités étaient représentés lors des finales des Trophées. Auparavant, un joueur ou une joueuse membre d’une équipe éliminée en amont des finales Intercomités avait plus de chance de passer entre les mailles du filet de la détection fédérale. « Nous voyons plus de monde, et nous avons un volume de données plus important. Les joueurs ont été observés par des cadres techniques avec une véritable expertise. Ils ont regardé huit équipes sur chaque plateau, en se basant sur des listes fournies en amont par les comités, et je tiens à souligner leur travail », précise le responsable du PPF masculin. « Ils ont aussi pu échanger avec les entraîneurs des différents comités pour ajouter d’autres donnés qui ne sont pas forcément objectivables sur le terrain, comme la maturité d’un joueur, ou son projet dans le handball. »

Néanmoins, les meilleurs éléments détectés lors des Trophées Michel Barbot ne rejoindront pas tout de suite la filière de détection fédérale. Aujourd’hui âgés de treize ou de quatorze ans, les joueurs et les joueuses sont encore en pleine adolescence. « C’est vrai que c’est très tôt dans un parcours de jeune joueur, mais nos observations vont nous donner une sorte de point de départ », souligne Jacky Bertholet. Les joueuses et les joueurs vont désormais rentrer dans leurs comités respectifs avant, pour certains, d’être revus aux Interligues, prochain grand rendez-vous du parcours de détection fédéral, dans un an. « Nous allons, dans les prochaines semaines, renvoyer des informations aux différents comités. Cela nous parait important de dire à un entraineur de sélection quels sont les éléments que nous avons détectés dans sa formation », continue le responsable du PPF masculin, avant de terminer : « Le plus important est de voir comment ces joueuses et joueurs vont évoluer dans la prochaine année. Car ces Trophées Michel Barbot, s’ils procurent de grandes émotions à tous les acteurs, servent avant tout à détecter celles et ceux qui peuvent être les talents de demain. »

Les vainqueurs des éditions 2026

Féminins :

Pyrénées-Atlantiques ; Seine-et-Marne ; Meurthe-et-Moselle ; Alpes Maritimes ; Gironde ; Calvados ; Hauts-de-Seine

Masculins :

Hauts-de-Seine ; Doubs ; Val d’Oise ; Pyrénées-Atlantiques ; Gironde ; Seine-et-Marne ; Val-de-Marne